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28.09.2007

Quand les religieux défendent la démocratie.

La Birmanie ou Myanmar est un pays d'Asie du Sud-Est continentale ayant une frontière commune avec l'Inde, le Bangladesh, le Laos, la Chine et la Thaïlande. Elle est bordée par la mer d'Andaman au sud et par le golfe du Bengale au sud-ouest, représentant environ 2000 kilomètres de côtes au total. Le pays est gouverné par des militaires qui ont renversé un autre régime de la même essence en 1989.

Depuis quelques jours, ce pays vit un vaste mouvement de protestation contre la dictature. Ce mouvement initié par des moines bouddhistes réclame un régime démocratique. Les protestations rassemblant une centaine de millier dans la capitale Rangoun a été violemment attaqués par l’armée faisant plusieurs victimes dont un journaliste japonais. Le régime en place interdisant toute expression de la presse a été pris de court par des bénévoles journalistes qui ont transmis, merci la technologie, en temps réel, par des moyens de bord : téléphones cellulaires, internet, …, les scènes de violence orchestrées par la dictature envers un peuple qui veut être libre. Les soldats ont tiré sur les civils et ont menacé de mort toute personne se retrouvant sur les rues de la capitale. Parmi les victimes aussi, et en premier rang, des moines.

Entre l’appel de la chine à la retenue et les pressions de l’Europe et des USA, le secrétaire général de l’ONU a dépêché un émissaire spécial à Myanmar.

En lançant un appel à tous les démocrates du monde pour soutenir un peuple qui manifeste pour sa liberté, un vers de notre grand poète Aboulkacem Achabi me revient à l’esprit :

« Ida Achaabou yawmane arada alhayat, flaboudda an yastajiba alkadar », ou « Si un jour le peuple a décider de vivre, le destin n’a qu’à s’exécuter ! »

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26.09.2007

Epoque politique pleinement consommée.

Les principales déductions que je retire du scrutin du 07 septembre 2007 se résument dans le fait que la période politique de l’alternance consensuelle a été pleinement consommée. Il faut aller chercher une nouvelle ère politique mobilisatrice des espoirs des marocains.

 

1/ Rétrospective sur l’expérience de l’alternance au Maroc.

 

Au début des années 90, le pays vivant une grave crise économique ( sortant du plan FMI ), sociale ( crise du pain 1983, évènements du 14 Décembre 90, … ) et politique ( opposition farouche des forces progressistes au régime établi ) a poussé toutes les forces du pays à concevoir un modèle politique pouvant conduire à un concours d’efforts capable de sortir le pays de son marasme. « La meilleure manière de se débarrasser d’une tentation, c’est d’y céder » a été la devise de toues les composantes du champ politique.

Les forces progressistes se manifestant principalement dans 3 formations :

 

  • Le PPS : héritier du parti communiste marocain de Feu Ali Yaata.
  • L’OADS : héritière des mouvances Ilal Amam, 23 Mars et de la gauche radicale
  • L’USFP : la branche de gauche du mouvement nationale et de loin la plus grande et la plus ancrée des forces de gauche.

 

Ces trois formations ont trouvé dans l’Istiqlal un allié stratégique. L’Istiqlal a participé à tous les gouvernements depuis l’indépendance. Relégué à l’opposition, son aura avec des parts de gauche serait un bon point pour les négociations. Pour la gauche, il représentait un réconfort dans l’opposition, surtout qu’il s’est positionné beaucoup plus au centre qu’à droite à travers son discours de l’époque. Et fut la Koutla.

Ce groupement d’opposition a négocié avec Feu Hassan II les conditions de l’alternance politique, terme choisi pour caractériser l’époque à venir. Le projet a été le fruit de grandes négociations et n’a aboutit finalement qu’en 1998 avec la nomination de Me Abderrahmane Youssoufi comme 1er Ministre.

 

Les objectifs de l’alternance consensuelle ont été les suivants :

 

  • Assurer une succession du trône sans douleur.
  • Sortir le pays de la « crise cardiaque ».
  • Instituer une nouvelle ère de démocratisation.
  • Réaliser des réformes politiques, culturelles, économiques et sociales capables de changer positivement le pays vers le mieux.

 

A noter que ce processus a été initié par le vote positif pour la constitution de 1996 « légèrement » amendée aux précédentes.

 

2/ Le vécu de l’alternance.

 

La nomination de Youssoufi, grand opposant au régime, à la tête du gouvernement a suscité un grand espoir chez les marocains mais aussi a fait changer la perception de l’image du Maroc sur l’échiquier mondial.

 

Les grands traits de ce gouvernement ou de l’époque pour le Maroc en général ont été à mon avis :

 

  • La volonté affirmé de Youssoufi à donner une place capitale à l’institution du premier ministre ( communication, démarquage, … ).
  • La grande ouverture sur les libertés : liberté de presse, liberté d’expression.
  • La montée en puissance des mouvements de contestation à raison ou à tort : Sit-in devant le parlement, grèves, contestations syndicales, …
  • La résistance accrue des rentiers.
  • Le succès de la diplomatie en Amérique latine.
  • L’instauration de plusieurs lois et textes dont l’effet est capital mais non palpable dans l’immédiat.
  • La stabilité politique.
  • La succession du trône.
  • La stabilité macro-économique.
  • La privatisation accrue.
  • La non répercussion directe des réalisations de cette époque sur le citoyen Lambda.
  • L’instauration des supers walis.
  • L’absence d’une opposition.
  • L’émergence d’un nouveau débat sur les institutions politique.

 

L’expérience de ce gouvernement a été couronnée par l’organisation d’élections législatives jugées libres par la majorité des acteurs. L’USFP est classé premier, l’Istiqlal second.

Les principales composantes de la Koutla , l’USFP et le PI s’adonnent à une guerre sans merci par tous les moyens. Le parti de la rose clame la primature par les résultats des suffrages, l’Istiqlal, selon son secrétaire général demande son « tour » et invente le « moula nouba ». Les deux partis cherchent désespérément des alliances en dehors des autres, mais le Roi les prend de court en nommant Driss Jettou, technocrate proche du sérail, à la primature. L’USFP, dans un coup de gueule a fait entendre dans un fameux communiqué que le Maroc est sorti de la « coutume démocratique ». Finalement, la même coalition participe au gouvernement Jettou.

 

3/ Le gouvernement Jettou.

 

L’ère du gouvernement Jettou était au realpolitik. Les partis de la coalition sont entrés autour d’un programme qui visait la résorption du déficit social par l’engagement de grands projets structurant.

 

Le mandat de ce gouvernement a été marqué principalement par :

 

  • La concrétisation consensuelle, sous impulsion royale, de grands projets que le gouvernement de l’alternance n’a pas pu sortir : code du travail, code de la famille, code des partis, …
  • Le lancement et l’aboutissement de grands projets structurants : port de Tanger-Med, cadence élevée d’autoroutes, projets de rails, restructuration financière de grands organismes en faillite ( CIH, CNCA, BCP, … ).
  • Le consensus social par le dialogue avec les partenaires ( syndicats, patronat ).
  • L’émergence d’une presse « indépendante » comblant le vide de l’opposition. Cette presse, sans repère militantiste ou idéologique tire sur tout ce qui vole dans le pays au risque de tomber dans le populisme et l’irréalisme politique au profit des ventes de numéros et au détriment de la classe politique.
  • La décrédibilisassions de l’effort politique par l’anexation de toutes les réalisations au Roi.

 

Le 07 Septembre 2007, le Maroc organise les secondes élections législatives sous Mohammed VI. De l’avis de tous, le scrutin a été transparent et l’autorité a été quasiment en position de neutralité positive. Les principaux résultats de ces élections :

 

  • Le taux de participation a été de 37%, soit 5 millions de personnes ayant pris le soin de voter. En outre, plus d’un million de voix a été nul.
  • Le classement du parti de l’Istiqlal en première position avec 52 Sièges.
  • L’échec cuisant de la gauche et principalement l’USFP. Non seulement il a été relégué à la 5ème position avec 38 sièges, mais aussi ses ténors ont connu un échec inattendu : Jouahri, Lachgar, Chawqui, 
  • Le classement du PJD, qui a cette fois-ci couvert toutes les circonscriptions, en seconde position. Le mythe du raz-de-marrée a été démystifié.
  • La nomination de Abbas El Fassi, secrétaire général du PI au poste de premier ministre.

 

4/ Enseignement.

 

La classe politique marocaine a été choquée et affaiblie lors de ces 10 dernières années. En effet, aucun parti n’est capable aujourd’hui de rassembler les forces du peuple. Le mode de scrutin aidant, aucune formation ne peut obtenir une majorité claire et ainsi appliquer son programme. Le discours politique marocain est aujourd’hui incapable de séduire.

Pour la gauche, dont la mission principale est d’être le principal précurseur d’idées et de débat, est aujourd’hui devant un grand carrefour de choix politiques. Sa balkanisation fait perdre à son discours tout sn éclat et la participation de ses principales formations dans les gouvernements aux côtés de partis hybrides a profondément touché sa crédibilité. Elle se doit de rassembler ses efforts et d’unifier son discours, de jouer son vrai rôle d’encadrement des masses populaires, de dépasser les calculs et ambitions politiciennes de moindre valeur au profit du grand projet de gauche, sinon elle risque, à ma responsabilité, d’être reléguée à la marge de la page d’histoire.

Il faut marquer l’instant, faire une réelle évaluation de cette époque consommée et consumée. Une évaluation libre, intellectuelle, fédératrice et positive afin d’instituer à une nouvelle ère. Le temps du consensus est révolu, il est temps de prendre son courage par la main et d’aller de l’avant.

01:09 Publié dans Politique - socialisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

23.09.2007

Fine ghadi bya akhouya

 

Je récidive de commentaire chez Hmida, chez qui j'apprécie le débat.

 

Les élections 2007 ont au moins ça de formidable : un taux de participation transparent, une neutralité positive de l'administration et la nomination du PM suivant la coutume démocratique.

 

Aujourd'hui, je m'adresse à tous ceux qui critiquent la politique au Maroc : Qu'avez vous fait pour? Répondez sincèrement et vous n'êtes pas obligés de publier votre réponse.

 

Pour moi, le Maroc, avec toutes ces composantes doivent se poser les questions capitales suivantes :

 

1/ Quelle est la prochaine étape? Après l'alternance de Me Toussoufi, Les grands chantiers de Jettou et la coutume démocratique de Me Elfassi....

 

2/ A-t-on réellement consommé toutes les prérogatives de la constitution actuelle et doit-on demander amendement?

 

3/ Qui est derrière la décridibilisation des partis politiques et du jeu politiques en général?

 

4/ Sommes nous amnésiques? Sommes-nous irréalistes? Que voulons-nous de notre Maroc?

 

5/ Est ce que la "symbolicide" ( tuer nos symboles ) est une chose qui peut construire un Maroc? Je prends comme exemple le cas de Elyazghi : quoiqu'il a commis beaucoup d'erreurs politiciennes envers l'USFP d'abord, c'est un grand homme du Maroc, il a fait de la tole alors que j'étais encore dans le néant, il a milité pour qu'on puisse parler aussi librement, mais de la à le traiter comme ennemi juré de la nation ou de voleur sans preuves ni fondements, je trouve aberrant. Ou encore la cas de Benzekri : le gars a été un fervent militant d'ila alamam et sacré fondateur du mouvement de lutte contre la tyrannie, pendant son mandat à l'IER, personne ne l'a épargné et on a attendu sa mort pour lui rendre un hommage qui s'oublie avec le temps. On n'a plus à qui s'identifier, sinon un ben laden pour certains.

 

6/ A toute cette jeunesse désemparée, oisive, rêvant de l'outre-méditerranée. Qu'avez vous fait au pays pour qu'il vous le rende.

20:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

19.09.2007

Féllicitations aux marocains

SM le Roi a gratifié le peuple marocain en nommant Abbas Fassi, Secrétaire Général du Parti de l'Istiqlal PI, comme premier ministre.

Il est à rappeler que le PI a été sacré première force politique avec 52 sièges à l'issue du scutin législatif du 07/09/2007.

Le premier ministre commencera ses tractations en vue de la formation du gouvernement et de sa coallition et présentera les membres à SM.

18:20 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

08.09.2007

Répartition des sièges obtenus par les partis politiques

Voici la répartition des sièges obtenus par les partis politiques, selon les résultats provisoires annoncés samedi par le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa, lors d'une conférence de presse, au lendemain des élections législatives :
- Parti de l'Istiqlal: 52 sièges, soit 16 pour cent des suffrages.
- Parti de la Justice et du Développement : 47 sièges, soit 14 pour cent des suffrages.
- Mouvement Populaire : 43 sièges, soit 13 pour cent.
- Rassemblement National des Indépendants : 38 siéges, soit 12 pour cent.
- Union Socialiste des Forces Populaires : 36 sièges, soit 10 pour cent.
- Union Constitutionnelle: 27 sièges, soit 8 pour cent.
- Parti du Progrès et du Socialisme : 17 sièges.
- Front des Forces Démocratiques : 9 sièges.
- Mouvement Démocratique et Social : 9 sièges.
- Union PND-Al Ahd : 8 sièges.
- Union PADS-CNI-PSU : 5 sièges.
- SAP : 5 sièges.
- Parti Travailliste :5 sièges.
- Parti de l'Environnement et du Développement: 4 sièges.
- Parti du Renouveau et de l'Equité: 4 sièges.
- Parti Socialiste :3 sièges.
- Parti Al Ahd : 3 sièges.
- Parti National Démocrate :3 sièges.
- Union Marocaine pour la Démocratie : 2 sièges.
- Initiative Développement et Citoyenneté : 1 siège.
- Alliance Des Libertés : 1 siège.
- Congrès National Ittihadi : 1 siège.
- Parti de la Renaissance et de la Vertu : 1 siège.
- Forces Citoyennes : 1 siège.

Les résultats définitifs seront proclamés dimanche par le ministère de l'Intérieur.

MAP

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