30.11.2007
Le pouvoir d’achat : et si on en parle ?
Les ménages marocains touche concrètement cette baisse du pouvoir d’achat en mesurant leur panier. Les prix des denrées alimentaires, des hydrocarbures, … ont connu de fortes progression alors que les revenus ont stagné. La crainte sur la précarité est grande du moment qu’aucun signal des pouvoir publique ne vient rassurer.
Alors que l’aménagement de l’Impôt Général sur les Revenus a suscité un espoir avec son application en 2007, la loi de finance actuelle n’est pas allé en prolongement de cette démarche. En effet, de grandes dépenses fiscales prévue par le projet de la loi de finances 2008 sont allouées aux grandes entreprises et aux banques ou assurances. Connaissant parfaitement la nature des grandes entreprises marocaines, essentiellement constituées de firmes internationales, d’entreprises à capital étrangers ou d’entreprises familiales bâties sur les rentes des années de plomb financiers, ces cadeaux fiscaux iront droit vers l’étranger ou dans la poche des plus riches !
Le projet de loi propose de réduire l’Impôt sur les Société IS de 35% à 30% et de 39,5% à 35% pour les banques/assurances. Je ne conteste pas l’effet d’une telle mesure sur l’incitation à l’investissement et l’alignement du Maroc sur les pays concurrents certes, mais n’est-il pas plus judicieux pour un gouvernement à vocation sociale de canaliser ces dépenses directement vers le citoyen ? N’est-il pas plus appréciable de redonner confiance aux citoyens par l’accroissement de leur pouvoir d’achat après un score de 37% ( taux de participations aux dernières législatives ) ?
Durant 10ans, et au nom de la sacralité des équilibres macro-économiques, le citoyen a subi une forte régression de son pouvoir d’achat. La croissance économique enregistrée n’a pas été suffisante pour agir sur le chômage, la pauvreté ou la précarité. Et malgré tout, le citoyen, n’a cessé de consommer.
Le coût de la vie quant à lui augmente exponentiellement, surtout pour les denrées alimentaires, principales préoccupation des marocains et première pierre de la pyramide des besoins. Ainsi, les prix des produits alimentaires de base ont connu une augmentation de plus de 6% sur les dix premiers mois de l’année.

Outre le panier alimentaire qui dévore le grand du budget des ménages, la flambée des prix des carburants ( hausses précédentes et prévisibles ), l’envolée spéculative de l’immobilier, … sont autant de facteur qui plombent le pouvoir d’achat. Il est naturel que l’on pousse un grand cri d’alarme sur cette situation alarmante qui ne fait que précariser de plus en plus la classe moyenne, moteur socio-économique du pays.

La diminution du pouvoir d’achat entraîne fatalement la baisse de consommation liée étroitement à la croissance. Et au moment où les protestations contre la vie chère deviennent plus virulentes parce que la question touche le fond ( En témoignent les évènements de Sefrou ), la réactivité publique est de loin mal adaptée. Les crispations du pouvoir d’achat sont aussi et surtout la résultante inextricable de la stagnation des salaires.
16:35 Publié dans Economie - Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pouvoir d'achat, salaire, coût, vie, maroc, mounir, bensalah
29.11.2007
Lutte contre le blanchiment – lutte contre la corruption.
L’argent sale, ou l’argent facile, provient des gains illégaux de fonds. Les ventes illégales de stupéfiants, les activités criminelles organisées, la prostitution, la contrebande ou la corruption sont autant de source d’argent sale. Le blanchiment est le fait de dissimuler les origines douteuses des fonds et de légitimer l’enrichissement parfois par l’utilisation même de cet argent dans les circuits formels de l’économie ou en brouillant le pistes par une gymnastique de transferts impliquant plusieurs personnes et réseaux.
Les conventions internationales signées dans ce sens par le Maroc et la participation du pays dans la lutte mondiale contre le terrorisme ont été derrière l’harmonisation des législations marocaines en la matière. La loi 43-05, faisant partie du code pénal marocain, est venue pour donner les outils nécessaires à la lutte contre le blanchiment d’argent.
Dans l’attente de l’instauration d’une instance centrale qui recueillera les informations concernant les transactions douteuses, les pouvoirs publics continuent de sensibiliser les opérateurs sur la nouvelles législation.
L’importance accordée à ce sujet reflète naturellement un engagement étatique pour la lutte contre les gains illégaux. L’engagement et la volonté du pays sont importants certes, mais pas suffisants. Les enjeux sont en effet grands ! Les études ont démontré un lien entre les activités de vente de drogues, de trafic d’armes et le terrorisme. Les trafics dans la région du Sahel et l’enchevêtrement des activités d’opium et le talibanisme ne sont plus à démontrer.
Sur ce volet important, nous souhaitons tous que la lutte contre la corruption soit inscrite également, et de force, dans la lutte globale contre le blanchiment. La corruption, qui fait pâtir le classement du Maroc, est une forme d’injustice sociale. Outre le fait que le corrupteur fait soustraire au circuit normal de la richesse une partie de l’argent d’une façon illégale, la corruption est une manière de consacrer les disparités sociale et de dévaloriser le travail. La corruption est aussi un fléau-indicateur d’autres infractions. Les trafiques de drogues et de contrebande nécessitent certainement des protections par des responsables corrompus.
Soyons vigilants car nous sommes tous concernés. Le blanchiment, autant que la corruption, minent l’économie par l’injection, ou la soustraction, de fonds vulnérables. Les circuits d’utilisation ne sont pas maîtrisés. La dénonciation est alors un acte de civisme. Encore faut-il instaurer des garanties institutionnels pour garantir l’intégrités des droits des personnes et de prévenir le pays d’extravagances coûteuses comme la fameuse « compagne d’assainissement ». Rappelons aussi que nombre d’observateurs ont cité l’utilisation de l’argent sale dans les compagnes des élections comme une des raisons du rejet de la politique par les marocains.
Ceci étant, la pierre maîtresse de l’édifice prémunissant contre les dangers du blanchiment demeure incontestablement une justice indépendante, équitable et en phase avec la société et ses multiples changements. Les réformes de la justice sont le vrai grand chantier du Maroc. « La justice est la base de la gouvernance ». Et pour ce faire, Cette justice a besoin de femmes et hommes capables de redorer le blason. Mais lorsque 3300 juges ( nombre avancés par le ministère de la Justice ) instruisent 3 millions de dossiers ( calculez cela fait presque 1 dossier par juge par jour ! ) nous ne pourrons être trop optimiste malheureusement.
Aujourd’hui, la volonté politique est affichée au grand jour. La législation est en phase avec les objectifs assignés, reste à mettre à disposition de cette stratégie des instruments et moyens capables de faire aboutir le navire des réformes au bon port.
23:23 Publié dans Politique - socialisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blachiment, argent, corruption, lutte, maroc, mounir, bensalah
27.11.2007
Un cri… tout simplement.
Je hurle, … pourquoi tant d’incompréhension, pourquoi le premier réflexe que tu développe est que je suis coupable, sans même me laisser l’occasion de prouver mon innocence ? Suis-je mauvais à ton œil à ce point ? Pourquoi je dois toujours me justifier quand je parle ?
Il est malheureux pour moi de te voir tout le temps penser de moi les pires des choses. Tu sais très bien comment je suis et tu t’obstines à chaque fois à le remettre en cause. Pour de simples faits, tu construits des mythes sur mon inculpations, tu les croix et tu essaies de me convaincre.
Non, je suis constant, régulier, je suis toujours celui que tu as connu. Je ne suis pas si mauvais. Mes défauts ? Tu les connais plus que moi, mais n’en invente pas encore pour nous pourrir la vie.
La confiance ? C’est une continuité de constructions dans la durée. Ne remets pas toujours en cause un grand principe pour des futilités. Ce n’est pas un détail ou une bizarrerie qui te fera changer radicalement d’opinion à mon égard, yak ?
23:12 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cri, confiance, conflit, conjoint, mounir, bensalah
25.11.2007
Manifeste pour une alliance de la jeunesse des deux rives de la Méditerranée
Avec l’aggravation des inégalités, de la pauvreté et des discriminations, une barrière d’incompréhension et de méfiance s’est érigée entre les peuples du Nord et du Sud. Mais cette nouvelle frontière, comme tant d’autres par le passé, peut être abattue par les espoirs communs de la jeunesse de nos différents pays.
Nous sommes issus des deux rives de la Méditerranée. De Varsovie à Alger, de Paris à Rabat, nous partageons une même ambition : celle de construire des sociétés plus justes et solidaires, fondées sur l’Etat de Droit, le respect de la diversité et le progrès partagé.
Nous sommes issus de la même génération. Nous subissons la montée des extrémismes qui prêchent l’exacerbation de la différence et du mépris de l’autre.
Nous sommes les enfants d’une même histoire. Nos cultures sont mêlées et notre quotidien est celui d’un monde globalisé où le marché continue d’exploiter les plus pauvres pour mieux conforter les plus puissants.
Depuis trop longtemps, les peuples des pays du Maghreb sont confinés dans la souffrance et le mépris de l’occident. Cette situation nourrit l’intolérance religieuse et les replis communautaires.
Cette violence ne cessera que si les inégalités, l’illettrisme et l’indifférence sont combattus par les uns comme par les autres.
L’Europe quant à elle, n’avance plus. Sans projet politique depuis l’échec du Traité Constitutionnel, elle n’arrive pas à dépasser le Marché Commun pour constituer une véritable communauté de valeurs.
Chacune des deux rives de la Méditerranée est aujourd’hui disloquée.
Malgré cette rupture qui s’est instaurée entre le Nord et le Sud depuis des décennies, nous croyons qu’une nouvelle alliance est possible entre les différents peuples de la Méditerranée. Et c’est aux jeunes générations d’en être le moteur.
L’Europe et le Maghreb doivent aujourd’hui se tendre la main.
Nous, jeunes d’Europe et du Maghreb, sommes en effet convaincus qu’un nouvel espace de solidarité et de coopération peut voir le jour, dès lors que les sociétés civiles travailleront ensemble à leur rapprochement et à la conquête de nouveaux droits.
Par ce manifeste, nous appelons l’ensemble de la jeunesse des deux rives de la Méditerranée à s’inventer ce destin commun. L’instauration d’une véritable communauté euro-méditerranéenne n’est pas un rêve. Il est le combat de notre génération.
19:30 Publié dans Lu pour vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : euromed, jeunesse, funny, mounir, bensalah
23.11.2007
Maurice Béjart, l'homme qui voulait amener le grand public à la danse est décédé.
e chorégraphe français Maurice Béjart, figure majeure de la danse contemporaine, est mort dans la nuit, jeudi 22 —novembre, à l'âge de 80 ans, à l'hôpital de Lausanne. Il y avait été admis pour la deuxième fois en l'espace d'un mois, après avoir été régulièrement hospitalisé depuis quelques années pour des affections cardio-pulmonaires. De l'hôpital de Lausanne, il téléphonait régulièrement à sa compagnie, en tournée à Lyon. Travailleur acharné, il préparait son prochain programme pour le Palais des Sports de Paris, prévu en janvier.
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Cette figure de l'art du XXe siècle aimait à dire que, s'il avait un destin, c'était d'amener le grand public à la danse. Il y a réussi, laissant des souvenirs chatoyants à des millions de spectateurs. Jamais le public, qui se pressait à guichets fermés au Théâtre de Chaillot dans les années 1980 puis au Palais des Sports ou des Congrès, à Bercy mais aussi à l'Opéra de Paris, n'a été infidèle à Maurice Béjart. Cet homme lucide – tant sur son œuvre, que sur lui-même – évoquait récemment sa mort dans le ballet Lumière crée à Lyon devant trois mille personnes en 2001. Son testament adressé aux jeunes générations— : "Plus de danse, encore plus de danse." Né à Marseille en 1927, Maurice Berger emprunte son pseudonyme à Armande Béjart, le femme de Molière. Du sang noir coule dans ses veines— : celui de son arrière grand-mère paternelle, Fatou Diagne, originaire du Sénégal. Son père, le philosophe Gaston Berger, parlait sept langues, lui récitait de la poésie mais fabriquait aussi ses jouets. Il lui consacrera un livre, La Mort subite (1990), comme il évoquera sa mère, morte lorsqu'il avait 7 ans, dans le spectacle Casse-Noisette (1999). Gamin maigrichon à qui un médecin conseilla la danse pour le fortifier, il prend des cours de danse classique pendant ses études au lycée et décide d'en faire son métier à l'âge de 18 ans. Adolescent, il rêvait de devenir torero, s'entraînait en Camargue avec des vachettes.
Arrivé à Paris, il profite de l'enseignement de maîtres comme Lioubov Egorova ou Madame Rousanne, travaille auprès des danseuses Janine Charrat, Yvette Chauviré. Roland Petit l'engage dans sa compagnie en 1948. Deux ans plus tard, il collabore avec la suédoise Birgit Cullberg et règle L'oiseau de feu à l'Opéra de Stockholm. Il fonde sa première compagnie en 1953, qui devient les Ballets de l'Etoile.
En 1955, son premier succès s'intitule Symphonie pour un homme seul, sur la musique de Pierre Henry et Pierre Schaeffer, et le met en scène tel qu'en lui-même. Il y compense sa petite taille et son manque de virtuosité classique par des sauts, des acrobaties et du mordant. Très vite, Maurice Béjart impose son style, fait de ses défauts des qualités, pour bâtir une œuvre contrastée et prolifique. En ligne de mire— : le "spectacle total". Son écriture, à la fois classique et très expressive, avec un jeu de bras musclé, fait feu de toutes les influences— : tradition indienne, africaine, turc… Son goût du texte (de Cioran à Saint-Exupéry en passant par Nietzsche ou Goethe) et du théâtre, de la philosophie comme de la psychanalyse, nourrira sa singularité engagée.
Ses ballets mythiques, repris régulièrement ces dernières années, affichent une profonde solidité artistique. Le Sacre du Printemps (1959), sur la partition de Stravinski, réglé en trois semaines, jette les hommes et les femmes les uns contre les autres dans une guerre des sexes intemporelle. Pour Boléro (1961), son écriture prend d'assaut celle de Ravel. Interprété par les plus grands, de Maïa Plissetskaïa, qui raconte comment elle suivait Maurice Béjart dans la régie pour ne pas oublier la chorégraphie, ou Sylvie Guillem, qui déclarait se sentir comme un morceau de pain au milieu d'une foule en famine, ce Boléro perdure par sa plasticité scénique, l'impeccable jeu de balance du groupe et du soliste, sa puissance expressive et sa jouissance du mouvement.
Les grands motifs de l'œuvre de Maurice Béjart sont inscrits dans l'histoire de la danse. Il a su valoriser le danseur masculin, l'habillant en jean, exacerbant son érotisme dans une gestuelle virile loin du rôle de faire-valoir de la ballerine classique. Il a posé au cœur du débat la philosophie qui le nourrit depuis son enfance, qu'elle soit européenne, orientale ou asiatique. Au risque parfois de la naïveté et du sentimentalisme, certaines pièces, chargées de théâtralité comme Jérusalem, cité de la paix (1997), MutationX (1998) sur le nucléaire, militaient pour un humanisme sans œillères. Bien avant que le mot ne s'use, il a fait du métissage son porte-drapeau— : ses danseurs, comme ses élèves, débarquaient de tous les pays.
Source d'inspiration toujours renouvelée, la musique a porté son travail. Celle de Wagner, de Bach, de Berlioz mais aussi des groupe U2 ou Queen, les chansons de Jacques Brel ou de son amie Barbara. Il citait les compositeurs Pierre Boulez et Pierre Henry comme des socles de sa pensée. Sa collaboration avec ce dernier, qu'il rencontre en 1955, aboutit à un énorme succès en 1967— : Messe pour le temps présent.
Ses interprètes s'appelaient Tania Bari, Paolo Bortoluzzi, Patrick Dupond, Sylvie Guillem, Rudolf Noureev… Jorge Donn, fidèle complice qui fit toute sa carrière de danseur auprès de lui, jusqu'à sa mort en 1992, reste une icône béjartienne. Le chorégraphe avouait avoir raté des ballets mais jamais un danseur. C'est en voyant apparaître Jean Babilée en smoking un soir chez Maxim's qu'il eut envie de lui tailler sur mesure Vita Nova (1995).
Si le statut de Béjart auprès du grand public est celui d'un intouchable, le milieu de la danse contemporaine l'a longtemps tenu éloigné, alors même qu'il en est incontestablement l'un des pères fondateurs. Trop populaire sans doute, trop proche du classique. Il est aujourd'hui reconnu comme un précurseur. Son école de danse bruxelloise Mudra a formé dans les années 1970-80 des personnalités comme Anne Teresa de Keersmaeker, Michèle Noiret, Bernardo Montet ou Hervé Robbe.
Les relations de Béjart avec la France ont toujours été délicates. En 1959, sans proposition de la part de l'Etat français de lui offrir un théâtre, il part s'installer à Bruxelles où il fondera le Ballet du XXe siècle en 1960. A la demande de Maurice Huisman, il crée Le Sacre du Printemps sur la musique de Stravinski pour le Théâtre royal de la Monnaie. Il restera à Bruxelles vingt-sept ans. Proche de Jean Vilar, il conçoit avec lui en 1967 un projet pour ouvrir l'Opéra de Paris à un art populaire, mais sans résultat. Jean Vilar l'invitera au Festival d'Avignon en 1968. Au début des années 1980, Jack Lang reprend l'idée d'installer au Théâtre de Chaillot une école pour Béjart qui n'aboutira pas non plus. Sept ans plus tard, Béjart quittera Bruxelles pour Lausanne. Il y remontera une compagnie, le Béjart Ballet Lausanne, et une école, Rudra.
En 2004, Maurice Béjart nous avait accueilli chez lui, dans son petit appartement du 5e arrondissement de Paris. Décor modeste mais chaleureux, entre grotte et rez-de-chaussée parisien, un feu de bois dans la cheminée. Béjart, vêtu d'un pull rouge – sa couleur fétiche et celle du plateau de Boléro – vaque pieds nus en dépit du froid. Il en rit et déclare, comme pour s'excuser, qu'il adore ça et préfère la simplicité. Un bol de soupe chez lui le soir, plutôt que des mondanités vaines, tel était le menu de choc de Maurice Béjart.
Source : Journal Le Monde
15:50 Publié dans Lu pour vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maurice, bejart, danse, france, chorégraphe, mounir, bensalah
21.11.2007
La BLOGOMA, histoire d’une réussite marocaine.
Le blog est une contraction anglaise de web & log, ce qui signifie journal du web. Il est un espace sur internet où l’on partage un journal personnel, social, communautaire, … « il s'agit d'un site personnel du genre e-"journal intime". C'est bien ça, à la différence que ce n'est plus intime car tout le monde peut le lire. » (1)
Le développement de ce canal de communication sur internet est venu répondre à la soif des individus à communiquer et à partager leurs expériences, soucis et coup de gueule/cœur.
Au Maroc, comme ailleurs, le phénomène prend de plus en plus de l’ampleur.
Les débuts.
Le bloguing ( acte de bloguer ou publier son blog ) a commencé au Maroc et ailleurs en 2004. « 20.000, c’est la dernière estimation du nombre de blogs marocains. Maktooblog (plate forme égyptienne en arabe) revendique à elle seule 1540 blogs marocains ».(2)
Il faut signaler ici l’absence d’une étude scientifique académique retraçant les caractéristiques du phénomène du blog au Maroc, et force est de constater qu’il est difficile de réaliser une telle étude sur le sujet ( problèmes techniques liés à internet, impossibilité de recensement, … ).
On estime globalement le nombre de blogs mis en ligne par la communauté marocaine du web à quelques 25.000 blogs. Cette communauté a même un nom qui figure désormais dans le langage des blogueurs et surtout sur des encyclopédies en ligne : la BLOGOMA. Elle est « Contraction de blogosphère marocaine. Le terme a été avancé pour la première fois en 2004, pour faire allusion à la naissante communauté de bloggeurs au Maroc ».
Parmi les pionniers de la blogoma, on peut trouver de tous les horizons :
- Rachid JANKARI (4) : Ce pionnier est mordu par les nouvelles technologies. Il a entre-autres été rédacteur en chef du portail Menara. Il est administrateur d’un des mailing liste les plus performants du Maroc ( MarocIT sur yahoo ).
- Farah KINANI (5) : Journaliste marocaine depuis quelques années aux USA, elle commente en anglais l’actualité du Maroc.
- Taher ALAMI (6) : « MONMAROC est un peu plus qu'un blog...».
- Hmida (7) : Ce mordu du commentaire de l’actualité ne ménage aucun effort pour pousser des coups de gueule et aussi des coups de cœurs. Il est très actif dans les commentaires des autres blogueurs.
- Larbi (8) : Cet ingénieur installé en Europe depuis peu, est l’un des premiers blogueurs marocains. C’est à lui qu’on doit l’annuaire des blogs marocains (9).
- Maryam (10) : Blogueuse depuis 2006, son blog a été sélectionnée parmi les finalistes des « Bloggies 2007 Annual Weblog Awards » dans la catégorie « Best African or Middle Eastern Weblog ».
Typologie et ‘activités’ de la Blogoma.
Les blogeurs marocains sont de tranches d’âge et de catégories socioprofessionnelles très diverses. Comme annoté précédemment, dans l’absence d’une étude scientifique sur le sujet, le constat est que le blogueur marocain est en général un citoyen âgé entre 25 et 35, de niveau d’instruction supérieur.
Les sujets traités dans la blogosphère marocaine sont représentatifs des soucis des citoyens marocains. Mais d’une manière générale, les sujets politiques sont prépondérants. Ajoutez à cela le foot, la cuisine, la poésie, internet, NTIC …
« Le sens d’appartenance au sein de la communauté marocaine de bloggeurs est très aigu. Se plaçant entre le monologue et le dialogue, le weblog dégage des commentaires. Un simple suivi des commentaires émis sur les blogs marocains prouve que le "blog-comment" a aidé à l’émergence d’une communauté très soudée : la Blogoma. Loin d’être un réseau professionnel ou une communauté axé sur un loisir ou une cause... La blogoma est, avant tout, un réseau relationnel de très haute qualité formé par des individus qui se lisent fréquemment. Les bloggeurs Marocains se connaissent très bien entre eux. Tout d’abord, à travers leurs écrits.
Les quelques rencontres qui se sont produites entre bloggeurs Marocains témoignent de cela. Pour un certain nombre d’entre eux, visiter les blogs des autres est devenu une habitude, un acte de "blogétiquette". Des liens très forts se sont tissés entre eux, ils s’invitent dans pas mal d’occasions, s’inquiètent de l’absence de l’un d’entre eux. La blogoma démontre, ainsi, que blogger est un excellent acte de "social networking". »(11)
Les média ont commenté sobrement la blogoma. Ainsi, France inter (12) a consacré une émission au blogotour organisé au Maroc. La station radio marocaine Aswat consacre désormais une émission hebdomadaire ( Chaque Samedi de 14h à 15h ) animée par une journaliste-blogueuse, Sanaa GUESSOUSS (13). L’Economiste a, quant à lui, consacré un article du 15/11/2006 aux entreprises des blogs et sur comment faire du business avec son blog. Aujourd’hui le Maroc a consacré plusieurs articles sur le sujet. Commentant les événements de la blogoma, nous lisons : « Un mouvement de fond s’opère ces dernières années dans le domaine des NTIC et le paysage médiatique mondial. Il s’agit de l’évolution en puissance du concept du blog ou weblog (journal sur Internet).
Pour ne pas être les laissés-pour-compte de cette nouvelle dynamique, les Marocains se mobilisent. L’organisation de la première édition du «Blog Day Maroc» traduit leur intérêt croissant à ce nouveau moyen interactif de diffusion d’informations » ( édition du 3-6-2005 ).
Militantisme numérique.
La communauté des blogueurs marocains a su réagir si rapidement et si fermement sur les grandes questions du moment. De la formation du gouvernement au processus électoral, de la censure de youtube et google earth à la liberté de presse dans les affaires de journalistes ( Al watan, nichane, … ), de la condamnation de la visite de Juan Carlos aux présides occupées au commentaires des lois de finances, la blogoma touche à tout.
Certains tentent même de contenir cette communauté dans des associations para-politiques. En effet, islamistes et gauchistes essaient de rallier les blogueurs, mais sans succès, respectivement, à une « union » et à un « regroupement » des blogueurs du maroc.
Le film du « sniper de Targuiste » a été sans conteste un des sujets, récemment, les plus commentés. La solidarité et la défense de liberté dépassent même les frontières. Des blogueurs commentent aussi la situation en birmanie, réclament la liberté d’expression dans des espaces publics ( blogs et autres ) dans des pays voisins.
Bref, l’expérience de la blogoma est tellement riche, féconde et dense pour être contenue en un seul article. En attendant que nos universitaires s’intéressent au sujet, nous nous contenterons d’observer ce phénomène extraordinaire en pleine expansion.
Liens :
(1) : http://monmaroc.com/blog/index.php/2005/02/14/4-attention...
(2) http://maroc.blogoma.net/index.php?2006/12/12/5-quelques-...
(5) http://www.globalvoicesonline.org
(7) http://www.citoyenhmida.com
(9) http://www.maroc-blogs.com/
(10) http://moroccanmaryam.typepad.com/
(11) http://www.jeunesdumaroc.com
(12) http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/blogapart/inde...
(13) http://sguess.blogspot.com/
Paru sur les colonnes du journal Libération du 21/11/07
13:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blogoma, bologosphère, maroc, blog, funny, etude, mounir
19.11.2007
Appauvrissement des pauvres et enrichissement des riches
A un moment où l’on a cru que le Maroc a assimilé les leçons de 2007, où le citoyen sent l’insécurité rampante, où le panier devient trop lourd pour être supporté par le citoyen lambda, où la sécheresse revient encore pour ne rappeler sa présence structurelle, l’on s’entête de passer à côté de l’action sociale.
Devant l’insécurité rampante, faits divers devenus quotidiens et structurels dans les quartiers et compagnes du Maroc, la nécessité de forces de sécurité proches du citoyen, on se sent lésé. Par contre, quand des diplômés chômeurs, ayant reçu une promesse d’embauche dans les administrations de l’Etat, réclament leur droit au travail, les forces de l’ordre deviennent si denses dans l’espace public.
La sécheresse, cette donnée que l’on cessera jamais de répéter qu’elle est structurelle et non conjoncturelle comme veulent nous convaincre nos gouvernants, frappe une grande franche de marocains vivant à la merci du ciel. Le monde rural attend toujours la grande et courageuse réforme agraire tant chantée.
Au moment où les prix des matières de première nécessité connaissent une hausse sans précédent, om l’on attend naturellement que l’Etat joue son rôle de régulateur, de répartition équitable des richesses, en prenant des riches et en donnant au pauvres, on revient aux exonérations et aux cadeaux fiscaux. Dans un domaine, comme le bâtiment, ou des cimentiers, des promoteurs, des spéculateurs dégagent des marges opérationnels dépassant les 35% ( il n’ y a qu’à regarder les comptes des sociétés cotées en bourse, merci à la transparence !), il y a lieu de se demander de l’utilité des exonérations et des abattements fiscaux. Tout simplement, les actionnaires, déjà riches, auront des cadeaux de l’Etat du Maroc s’estimant par des milliards de dirhams, alors que 20 centimes de hausse du pain fait blanchir les cheveux de 90% des marocains.
A l’heure du tresse hydrique chronique que vit le Maroc, l’on continue de fermer l’œil sur une mine dans le Souss qui a épuisé la nappe phréatique du sud de Tafraout et qui polluent la région de déchets de plomb et d’autres détritus qui font mourir la faune et la flore et après la race humaine.
La santé des marocains est de plus en plus prise à la légère par le manque de capacité des hôpitaux publics à contenir les malades. Il est tout à fait naturel de penser que la répartition équitable des richesses serait aujourd’hui une nécessité nationale.
Dans une métropole comme Casablanca, est-il concevable que le citoyen pour se déplacer doit être encore pris dans des conditions inhumaines dans des pseudos bus, et ceci lorsque ces derniers passent ?
Les questions sont trop encombrantes. Nous attendons des actions concrètes du gouvernement. L’enrichissement des riches et l’appauvrissement des pauvres est intolérable au Maroc de 2007.
17:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pauvre, riche, appauvrissement, enrichissement, abattement, fiscalité, mounir
Mohamed BOUZOUBAA n'est plus
Avocat de profession, il a tant défendu les détenus politiques des années de plomb. Membre du CCDH, ex ministre des relations avec le parlement dans l'équipe Youssoufi, ex ministre de la justice sous Jettou.
Son parcours professionnel, son dévouement et sa perséverance sont gravés dans nos mémoire.
Nous ne vous oublierons jamais.
A dieu nous sommes et à lui nous retournons.
09:13 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bouzoubaa, usfp, ministre, justice, maroc, mouni, bensalah
16.11.2007
Fin du politique et crise des valeurs
Le nouveau Premier ministre, désigné à l’issue du scrutin du 7 septembre dernier pour former un gouvernement, a connu de sérieuses difficultés avant d’y parvenir en raison de la surenchère et des ambitions démesurées des prétendants à la «ministrabilité», et cela en dépit des résultats du scrutin et du message que les Marocains ont voulu adresser à la classe politique.
On s’attendait, après les résultats des élections, à des remises en cause profondes. Malheureusement, il n’en a rien été puisque notre classe politique a continué à pratiquer la fuite en avant pour conserver et conquérir de nouveaux espaces de pouvoir. On serait tenté de dire, à la suite de trois épisodes douloureux qui ont marqué la formation du gouvernement, de Youssoufi à El Fassi, en passant par Jettou, que le politique a signé son acte de décès. C’est la fin du politique. Le scrutin du 7 septembre a mis fin à un simulacre de démocratie. Les tractations pour la formation du gouvernement ont confirmé cette tendance.
Ce qui est arrivé à nos partis politiques est dommageable pour nous tous puisque - faut-il le redire - les partis sont indispensables pour tout système démocratique et notre pays a besoin des siens pour enraciner la démocratie et promouvoir le développement qui reste toujours possible. L’architecture politique actuelle est émiettée à l’extrême, confuse et disparate, amalgamée et contre-productive. Il est urgent de mettre de l’ordre par un mouvement de restructuration et de recomposition autour des pôles et des projets.
Le jeu politique actuel, tel que l’on en a hérité à l’indépendance, a montré ses limites et son inefficacité ; il est temps que les partis politiques comprennent que les Marocains ont changé et qu’eux-mêmes doivent aussi changer. Au regard de cette situation inquiétante et des dérives multiples qui entachent notre culture politique, notre responsabilité collective est engagée pour assurer les fondements d’une bonne gouvernance, mais la monarchie, sous l’égide du Roi, aura à trouver une sorte de visibilité pour l’avenir en déclenchant un vaste mouvement de refondation politique et de renouvellement des élites.
Par ailleurs, s’il est universellement admis que les sociétés progressent sur fond de crises et de conflits, la nôtre, en tout cas, ne saurait, eu égard à sa vulnérabilité actuelle, sacrifier à l’impassibilité morale et à la défaillance des organisations politiques. Or, on le sait aujourd’hui, la performance d’une organisation, quelle que soit sa vocation, dépend de son niveau de résilience, de l’intelligence et du savoir-faire de ses décideurs et de ses managers. Dans le contexte actuel, nous sommes hélas bien loin de cette situation. Traumatisés par le choc du 7 septembre et désenchantés à nouveau par la course à la ministrabilité, les Marocains sont dans un état de torpeur qui frise le défaitisme.
A s’en tenir à la réalité d’aujourd’hui, et sans oublier celle d’hier, le jeu politique se réduit de plus en plus à la course effrénée vers l’acquisition des privilèges et la défense des intérêts égoïstes. Les effets de la dilution politique, longtemps minorés, ont fini par atteindre un seuil tel que la tolérance n’est plus de mise. La quête effrénée du profit, via des parcelles du pouvoir, témoigne d’un archaïsme mental et d’une crise des valeurs dans notre pays. L’image que donne l’élite politique de l’Etat est inacceptable : perçu comme une vache à traire, l’Etat devrait être un lieu de fécondation des énergies et des intelligences et un vecteur de changement et de transformation sociale.
Après toute une série d’expériences électorales ratées, les partis politiques, désormais atteints d’amnésie, sont à la fois contestés dans leur légitimité et leur engagement. L’élite actuelle est usée, dépassée, et les Marocains n’attendent rien d’elle ; il est donc légitime de s’interroger sur la capacité de l’actuel gouvernement à relever les nombreux défis qui nous attendent et répondre aux aspirations des Marocains.
Admettons que les partis politiques ne soient pas coupables des résultats du dernier rendez-vous électoral, ils sont par contre responsables de la dégradation du climat politique. L’impunité, qui figure comme postulat de base dans la gestion des affaires publiques, est de nature à aggraver la fracture entre l’Etat et la société. L’absence d’humilité, et parfois de compétence aussi, n’arrange pas les choses. Les discours creux, nourris par une langue de bois inaudible, ont fini par démobiliser. Le doute s’est installé à propos de l’efficacité des élites politiques qui continuent à valoriser et à privilégier des formes d’intelligence non seulement inutiles mais rétrogrades.
Ce qui arrive aujourd’hui à nos partis politiques n’est certainement pas leur faute, c’est une faute profonde du système de régulation et d’évaluation. Cette situation rend l’évolution du pays hypothétique parce que l’élite politique vit bien son immobilisme et son conformisme politique ; elle n’est pas concernée par l’avenir. A terme pourtant, les risques sont considérables pour elle ; il faut donc saisir la portée des enjeux politiques actuels pour procéder à une vaste opération de modernisation et de mise à niveau politiques.
En effet, au moment où la plus haute autorité du Royaume s’évertue à mettre à plat les dysfonctionnements et à y apporter, avec une humilité incontestable, les correctifs nécessaires, la classe partisane ose se défausser de ses responsabilités en s’inscrivant dans une position de marchandage et de manipulation.
La moralisation de la sphère politique, par le biais de la judiciarisation de l’action partisane, et l’institutionnalisation des garde-fous s’érigent désormais en nécessité absolue. La recomposition du champ politique à partir d’une nouvelle conception managériale du pouvoir ainsi que la mise en place d’instances d’audit et d’évaluation de l’action des élus et des gouvernants militeraient en faveur d’une dynamisation d’un système politique acculé, bon gré malgré, à sa modernisation.
La société marocaine, aussi composite et contrastée soit-elle, ne peut rester indéfiniment déconnectée de la sphère politique et de l’action publique. Elle évolue vers de nouvelles formes d’organisation sociale qui exigent de la compétence, du professionnalisme, de l’engagement et de la responsabilité. Les élites politiques sont obligées de s’adapter, sinon c’est la société tout entière qui sera menacée de destructuration. Ainsi, on mesure à quel point l’intervention de l’Etat est urgente pour donner du sens à l’action publique. Dans sa formulation actuelle et prospective, celle-ci est étroitement liée à la capacité d’un gouvernement à pouvoir changer la vie et maîtriser les évolutions. C’est ce que les Marocains attendent de ce gouvernement. L’efficacité de celui-ci ne se mesure pas au nombre de ses ministres ou de partis, la qualité ou la pertinence de son discours, les promesses qu’il formule, mais à sa capacité à agir efficacement pour transformer la qualité de vie des gens.
On comprendra alors l’intérêt et l’urgence d’ouvrir le débat sur l’élite politique et sur le système de gouvernance à adopter. L’enjeu est capital parce que tout change autour de nous et que nous n’avons d’autre choix que de changer ou dépérir. Nul ne peut en effet tolérer la persistance d’un mode de reproduction notabiliaire, patrimonial, clientéliste et sans cesse délétère des élites qui ne fait, au demeurant, que consacrer les dérives, exacerber les frustrations et effilocher le lien social.
De même, assiégé par des poches de résistance et des forces de statu quo, l’Etat verrait ses ambitions régulatrices conditionnées par le degré d’adaptation des partis politiques aux exigences de transparence et de réconciliation avec les citoyens.
L’interaction des rôles, l’engagement public, l’autocritique, le professionnalisme, le renouvellement des élites et la responsabilité sont autant de revendications dont les partis politiques peuvent s’imprégner afin de dégraisser le mammouth tout en redorant leur blason, faute de quoi on assistera à une reproduction interminable des échecs. L’Etat risquerait de devenir, dans ce cas, le gestionnaire de ses propres échecs, et la manivelle électorale et réformatrice tournera à vide.
La crise que traverse notre pays est pour nous une chance historique de relancer le débat sur nos dysfonctionnements et nos retards, sur notre mode de gouvernance et sur nos atouts. Cette crise peut être salutaire si nous parvenons à enclencher un vaste débat national, franc et loyal, pour faire la politique autrement, pour faire les choses différemment. Il faut réhabiliter le politique, c’est la seule façon d’avancer.
Ali Sedjari, professeur universitaire
Publié le : 09/11/2007
16:40 Publié dans Politique - socialisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, maroc, legislative, usfp, socialiste, mounir, bensalah
Soutenons la candidature de Tanger

Dans la dernière ligne droite, avant l'annonce du BIE ( Bureau International des Expositions ) du nom de la ville qui abritera l'expo 2012, soutenons tous la candidature de Tanger.
08:57 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tanger, maroc, expo, BIE, mounir, bensalah





