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30.01.2008
Foire internationale du livre du Caire et Mohammed Choukri
En écoutant la Radio Dimanche soir, j'apprends que les autorités égyptiennes ont confisqué certains livres au port destinés à l'exhibition lors de la tenue de la foire internationale du livre du Caire. Entre autres auteurs - persona non grata - interdits de séjour textuel figure notre tangerois Mohammed Choukri, auteur de "Le pain nu".
Les autorités égyptiennes ont cédé à la pression de certains obscurantistes et ont voulu coupé l'herbe sous leur pied en jouant plus conservateur que les conservateurs. Bon, jusqu'ici, ça peut paraitre une information que l'on peut commenter sous l'optique de cette censure pour le moins d'un autre age. Ironie du sort, rentrant de mon boulot, j'écoute les informations à 20h sur Médi1 et voilà une autre information : Les autorités égyptiennes ont rendu aux éditeurs les livres qu'elles avaient confisquaient au port il y a 3 jours et leur a autorisé leur exposition à la foire du livre du Caire!
Bon, j'aurais aimé comprendre, mais malheureusement cela n'arrive que dans le tiers monde et c'est inexplicable!
22:39 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28.01.2008
Le Foot des généraux et des ...
Que vais-je écrire? J'ai une amertume qui me tue, j'ai les boules, je suis frustré.
Qui est derrière cette déception? Qui est responsable de briser les espoirs d'un peuple?
Ni politique sur les rails, ni développement humain, ni gouvernement en bonne forme, ... et en plus, même le foot!
Apparamment, ce sont les partis politiques qui sont derrière cette défaite humiliante des lions face aux black stars! Oui, c'est particulièrement l'USFP, ou le PJD je pense, ou encore "le mouvement pour tous les footballeurs".
Y en a marre!
On mérite que lorsqu'il y a une grande déception, un grand évènement, que les responsables soient en mesure d'être identifiés et sanctionnés par le peuple. Qui va-t-on en vouloir? Bensliman? Michel? La fédération? Elmoutawakil? Abbas?
Qui est responsable de cette tuerie collective de l'espoir?
19:23 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.01.2008
Google earth n'est plus censuré au Maroc ?
Bonjour à tous.
J'ai acheté aujourd'hui un modem wana LG. Rien à voir avec l'ancien modem où la connexion était lente à vous couper le souffle avant de charger une page. Dans cette version, toujours en mode pré-payé, le débit est manifestement correcte. Juste une estimation, il devrait tourner autour de 300 Ko/s, ce qui est déjà bien pour un utilisateur nomade comme moi, qui veut consulter sa boite email et son système ERP d'entreprise via VPN.
La première chose à laquelle je suis allé, c'est google Earth, et à ma grande surprise ( belle et agréable, ça fait longtemps qu'on n'en a pas eue une ), Google earth marche!
Pour preuve, voici un impimé de mon ecran :

15:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.01.2008
Le livre noir et blanc du patronat.
J’aurais aimé ne pas rentrer dans une posture d’opposition à l’encontre des entreprises au Maroc. J’avoue que j’ai beaucoup d’estime pour certains patrons qui oeuvrent pour l’amélioration du rendement de leurs unités, à leur perfectionnement, à leur rentabilité ( une des premières missions d’un patron ), mais conjuguent également la dimension sociale de leur entreprise dans le processus de croissance. Les Petites et Moyennes Entreprises PME se battent aujourd’hui pour se faire une place au soleil devant une prédominance et une omnipotence des dits champions nationaux. J’aurais aimé certes, tant dire de ces patrons qui croient à l’élément humain et à son épanouissement, qui crée inéluctablement les conditions propices d’un développement positif du business, mais l’actualité aujourd’hui me pousse à parler de certains patrons, qui n’ont rien compris, qui ne comprennent pas ou qui ne veulent pas comprendre. Les patrons en question, sont ceux qui se croit encore dans l’ère où les lois de finances se faisaient au bon gré de certaines entreprises choyées. Les patrons en questions sont ceux qui ont profité de l’ère de la « marocanisation », ces patrons qui ont hérité d’entreprises gagnant beaucoup d’argent, favorable à éterniser le protectionnisme rentier, et qui ne veulent en aucun cas, partager une quelconque production de valeur avec le salariat.
Le Maroc a noué depuis une décennie avec un cercle vertueux de croissance qui a résisté à toutes les mauvaises conjonctures ( attentas du 11 Septembre, Sécheresses, .. ) en maintenant un taux de croissance, certes pas tout à fait suffisant, mais au delà de 4% sur la dernière décennie. Nous jouissons également d’un spectaculaire développement de projets structurants mobilisant des fonds jamais atteint dans le pays et à une vitesse de réalisation jamais atteinte même dans des pays bien plus avancés. Personne ne peux nier que cette dynamique a été très favorable aux entreprises marocaines, en témoignent les massifs flux d’investissements étrangers. Une autre façon de constater, et non des moindres, de cette embellie dans le ciel des entreprises marocaines est l’évolution retracé dans les chiffres du classement établit par l’édition « les 500 plus grandes entreprises marocaines » dont la notoriété n’est plus à contester.
Sur la fiscalité et le pouvoir d’achat.Comme nous nous réjouissons de ce climat propice dans lequel évolue l’entreprise marocaine d’aujourd’hui, et comme nous souhaitons que le trains des réformes aille plus loin dans la transparence de l’administration, dans l’amélioration des processus judiciaires et leur équité, nous nous attendions à ce que le fruit de cette croissance vertueuse et porteuse d’espoir dans l’avenir de notre pays soit partagée. Et bien non ! malheureusement le constat est alors décevant. Encore faut-il constater qu’en compagnie de cette conjoncture favorable, nationale et internationale, il surgit un élément incontournable qui est l’inflation. Le pouvoir d’achat des marocains ne cessent de reculer et la précarité reste de mise.
A cette problématique, on avait attendu que les pouvoir publics se lancent dans la continuité de la mesure du réaménagement de l’IGR comme moyen de redistribuer équitablement les fruits de cette croissance, nous avons été déçus par le détournement de cette dépense fiscale vers un abattement de l’IS. Ce dernier point, qui est certes une mesure importante dans l’encouragement de l’acte d’entreprendre et l’alignement du pays sur ses concurrents, ne profite malheureusement qu’à une minorité d’entreprises. En effet, cette mesure à elle seule est loin de convaincre certains de sortir de l’informel, qui nécessite encore plus d’effort de tous les partenaires, mais aussi fait en sorte que les PME restent dans leur canevas basique car elle ne résout nullement leur éternelle problématique : le financement et l’accès équitable aux marchés.
Par contre un réaménagement de l’IGR aurait permis à nous citoyens lambda de voir la pression de la cherté de la vie diminuer et créer l’émulation de la consommation. Ce dernier point est un agent beaucoup plus important pour les entreprises qu’une simple réduction de taxe. En effet, c’est la consommation interne qui fait que l’entreprise, sous d’autres cieux, soit locomotive du développement.
Le patronat et leurs doléances vis-à-vis de l’Etat.Le patronat ne cesse de répéter qu’il a besoin d’une plus grande action de l’Etat dans les réformes. Nous convenons que ces doléances sont tout à fait légitimes, à savoir :
- Les réformes du système judiciaires.
- Les réformes de l’administration en vue de pallier aux lourdeurs administratives.
- L’adéquation de l’enseignement formation avec les réalités du marché.
- L’amélioration du cadre juridique des marchés publics en vue de plus de transparence.
Loin d’une posture d’éternel opposants au patronat, nous estimons que ces doléances sont aujourd’hui nécessaire pour améliorer le climat des affaires au Maroc. Tout comme bon cartésien, et dans un esprit de benchmarking, je me pose les questions suivantes :
- L’enseignement : quelle est aujourd’hui le degré d’implication des entreprises dans l’enseignement au Maroc ? A-t-on pu voir des partenariat mutuellement bénéfique d’une RD au Maroc ? Tout comme partout ailleurs, l’évolution technologique dépasse de loin tout effort de veille, qu’a apporté l’entreprise comme transfert technologique à nos université ?
- Exportation : dans les exportations et le doing business où le Maroc est un piètre élève, que fait l’entreprise ? A-t-on aujourd’hui une vision de création de valeurs, locales ou à l’export ?
- Evasion fiscale : quel rôle joue les fédération de patrons dans l’intégration de l’informel ? Comment explique les patrons que 50% des entreprises ( à en croire Bensouda, patron des impôt ) marocaines déclarent un bilan déficitaire ?
Bonne charité commence par soi-même. Il faut que certains patrons intègrent la responsabilité sociale, économique et politique dans leur raisonnement. Que chacun nettoie devant sa porte.
Les PME comme moteur de l’économie.
Nous sommes tous conscients de l’importance du rôle que joue la grande entreprise dans l’effet de taille et dans l’équilibrage de l’économie. Mais en parallèle, la PME qui représente 95% des entreprises et employant plus de 70% de salariés, doit devenir le cœur de toute stratégie de développement du business. Par sa taille, son dynamisme et sa relative liberté, la PME est appelée à produire plus de richesse et à être le maillon fort de la création d’emploi.
A cet égard, nous saluons les efforts colossaux qu’a employé l’Etat pour garantir l’accès de cette tranche d’entreprises aux marché des grands projets structurant. A titre d’exemple, nous citons la réussite dans le domaine des autoroutes et du ferroviaires qui a favorisé la constitution d’un savoir faire local dans ces domaines. L’Etat donne ainsi le modèle aux grandes entreprises pour s’appuyer sur la PME dans le processus de création de valeurs. A ce titre, pourquoi toujours chercher des cabinets de conseil à l’international du moment que nous disposons d’entreprises locales qui ont constitué un grand savoir-faire reconnu même ailleurs ?
…Et les salariés ?
Comment expliquer ce paradoxe ? durant la dernière décennie, le PIB a évolué positivement de plus d’environ 4% par an. Dans la même période, une simple lecture des Chiffres d’affaires des entreprises classées au « 500 » démontrent, qu’en moyenne, le CA des 100 premières entreprises a évolué de plus de 10% ( nous convenons que la rentabilité a évolué au moins de la même manière ). Par contre, les salaires n’ont bougé que de 3% à en croire les enquêtes de la presse spécialisée !
Dans la foulée, et constatant que dans certains secteurs, comme la promotion immobilière, le télécom, le ciment, … réalisent des marges dépassant les 35% ( merci à la transparence, merci à la bourse ), il est tout à fait légitime de demander des efforts à ces agents économiques. S’ils ne souhaitent pas baisser leur prix de vente au grand bonheur des marocains, qu’ils partagent au moins ces résultats avec leurs salariés ! Au moins, qu’ils ne viennent pas après demander des abattements fiscaux, ou réclamer la baisse du coût de l’énergie !
A ceci, nous appelons vivement les entreprises à respecter au moins leur réglementation. Que 35% des entreprises marocaines appliquent les dispositions du code du travail est à mon sens une aberration à laquelle il faut faire face avec intransigeance.
Vers une croissance équitable.Il est certes de la responsabilité de l’Etat d’approfondir courageusement les réformes engagées. Mais il est de la responsabilité de tous de garantir la répartition de la croissance sur toute la population. Encore faut-il souligner la responsabilité des banques et autres institutions de financement dans le rôle de l’animation de l’économie. Le financement de l’économie ne s’arrête pas dans l’octroie de prêts immobiliers garantis par l’Etat, ou la création de fonds d’investissement destinés aux grands, il faut également soutenir la PME dans son processus de développement et aider les porteurs de projets pour la concrétisation de leurs entreprises.
L’Etat, en tant que régulateur du marché, doit à son tour favoriser la croissance équitable par la répartition juste des richesses.
Mounir BENSALAH.
16:00 Publié dans Economie - Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22.01.2008
Kafouni tire sur Elyazghi ...
KAFOUNI EL HOUSSAINE Membre du conseil national du Parti, membre du département des relations internationales chargé du dossier de la migration, responsable syndical, président de l’association « Eau et Energie pour Tous » Administrateur de l’association internationale « Droit à l’Energie – SOS – Futur «
Interview de Mr KAFOUNI EL HOUSSAINE, membre du conseil national au journal – ASSABAHQ - 1 : Comment réagissez-vous aux interviews données par EL YAZGHI après la tenue du dernier conseil de l’USFP ?
R : A mon sens, il n’a rien apporté de nouveau et de substantiel. Il n’a fait que ruminer ce qu’il a déjà dit au conseil national. Tout ce tapage et ce remue-ménage pour dire qu’il n’était pas d’accord pour une direction collégiale du parti alors qu’il a été contraint de quitter le poste de premier secrétaire ! Et sûrement que RADI y était pour quelque chose puisqu’il continue toujours à occuper le devant de la scène malgré ses fausses déclarations qui risquent de lui coûter chères. Il ne s’agit là que d’un règlement de compte entre les membres du BP qui veulent à tout prix être nommés ministres. Ceci n’a rien à voir avec l’intérêt du parti comme ils avancent. Et puis, pourquoi a-t-il attendu jusqu’à la fin du 2ème jour de la tenue du conseil pour venir s’expliquer pour se rattraper. N’a-t-il pas passé, par hasard, un marché, une transaction avec le BP pour : 1 – imposer au CN de rester au gouvernement, 2 – aller vers un congrès exceptionnel, 3 – lui accorder la présidence de la commission de préparation du congrès. En contre partie, il a promis de ne pas prétendre à aucune responsabilité au prochain congrès
Je considère qu’après l’adoption à l’unanimité du rapport accablant de la commission d’évaluation des dernières élections qui désavoue le BP en lui endossant en premier lieu la responsabilité de la crise du parti, le fait de continuer à siéger au sein de ce gouvernement, après les plaidoyers tumultueux des membres du conseil le 11 Janvier qui seront repris le 26, après tout cela, les sorties médiatiques hasardeuses n’ont plus de sens, et le BP n’a d’autres alternatives que de démissionner et de même pour les ministres USFP sans attendre le congrès. L’éthique oblige. C’est là la clé de voûte pour le début du dénouement de la crise structurelle que connaît le parti. Et ce n’est qu’à ce moment là qu’on peut lever le slogan de l’unification de la gauche.
De grâce, arrêtons cette mascarade, car l’enjeu est de taille et l’USFP est au dessus de ces petites querelles intestines qui n’ont aucun rapport avec les multiples attentes des citoyens
Q – 2 : En tant que membre du Conseil National ayant suivi ses travaux lors de la dernière cession, peut-on considérer que l’USFP a pu dépasser sa crise interne due aux résultats des dernières élections législatives ?.
Rép. : Pas tellement, beaucoup de chemin reste encore à faire. Malgré que tout le bureau politique reconnaisse ses défaillances et ses faiblesses, et le rapport qu’il a présenté au conseil national et qui a été rejeté en bloc en est un exemple. La déclaration d’Elyazghi de se retirer de la course n’est qu’un début du dénouement de la crise structurelle du Parti. Et même s’il ne l’avait pas déclaré, après le cumules de ses erreurs, il n’avait aucune chance de rester dans la course. Mais attention, il reste encore plus de cent personnes à prendre la parole le 26 janvier, et Radi, encore une fois s’est aventuré sans réserve pour dire qu’ils vont rester dans le gouvernement jusqu’au congrès pour trancher, c’est se leurrer, parce que ce n’est pas à lui de décider et ce n’est pas l’avis d’un grand nombre des membres du conseil, et ce dernier est le seul à avoir la latitude de décider en tant que haute instance entre les congrès et c’est lors de la session du 26 prochain que la décision sera prise. En tout cas, ma position est catégorique. Si le Parti reste au gouvernement, ses résultats aux prochaines élections de 2009 seront plus catastrophiques que ceux de 2007. Les ingrédients de la crise sont encore là. Mais, je suis persuadé que, vu la qualité et le haut niveau des débats au sein du conseil national, la raison l’emportera, je l’espère vivement. Il y va de l’intérêt du Parti.
Q – 3 : A votre avis, le fait de décider de la date du prochain peut être une solution à la crise ?Rép. : Décider de la tenue du congrès le plus tôt possible fait partie des solutions, à condition d’assurer toutes les conditions possibles et nécessaires de réussite, cela passe par le choix de la commission de préparation, libre et indépendante, à l’instar de la commission de l’évaluation des résultats des élections du 7 septembre qui a fait un excellent travail, de l’avis unanime de tout le conseil national et la participation large de tous les militants, de la base au sommet est impérative. Cela suppose aussi, en parallèle, la réalisation d’un audit au niveau de la gestion des affaires du Parti – les finances, la presse, l’imprimerie, les locaux, le personnel etc.
Q – 4 : Qu’en pensez-vous de la déclaration de Md EL YAZGHI, de ne pas se présenter à aucune responsabilité au sein du Parti lors de u prochain congrès, et pourquoi attendre la tenue du C N pour l’annoncer ?Rép. : Dans une situation normale d’un Parti, la décision d’El yazghi aurait une signification et un vrai sens d’une décision que l’on qualifierait de sage et responsable. Mais, malheureusement, ce n’est pas le cas. Comme j’ai dit auparavant, avec tout ce qu’il a commis comme erreurs, avec la connivence de certains membres du Parti politique, il n’aura aucune chance de briguer un autre mandat s’il le souhaitait au sein des instances du Parti, et encore moins après les justifications erronées qu’il a avancées pour justifier l’importance des ministères octroyés à l’USFP. Le cadeau qui lui a été offert, lui et Radi, je suppose que c’est en tant que 1ier secrétaire et l’autre en tant qu’adjoint. Maintenant qu’ils n’occupent plus ces responsabilités au sein du Parti, je voudrai bien qu’on nous explique la raison de les maintenir dans ces postes au gouvernement. Et dire que les poulains qu’il a choisis feront quelques chose au niveau de l’emploi et de la migration, c’est se leurrer quand on connais la macédoine de ces ministères et les moyens humains et matériels très insuffisants dont ils disposent. Concernant, ce qu’il a dit du Roi et de Radi, à supposer que çà soit vrai,je trouve que le fait de le dévoiler au grand public n’était pas nécessaire. Donc la décision d’El yazghi, ici et maintenant, est loin d’être historique ni même un événement. C’est dommage, je ne reconnais plus le camarade El yazghi de jadis. Est-ce le pouvoir, l’argent et l’entourage qui ont fait leurs effets ? C’est possible. Sûrement qu’il se ressaisira, je l’espère, mais ça sera trop tard.
Q – 5 : Compte tenu de ce que vous venez de dire, pensez-vous que EL YAZGHI a échoué et que ses adversaires ont gagné ?
Rép. : On ne peut pas parler de victoire, et le Bureau politique et El yaeghi ont tous perdu. C’est un échec total pour les deux. Ils ont perdu la boussole et la visibilité. L’un a quitté déshonorablement la scène, les autres n’ont plus d’ailes pour voler, ils sont terrés. Et si l’occasion leur sera donnée le 26 janvier pour profiter d’un petit sursis pour aller jusqu’au congrès pour donner des comptes, ils seront les plus heureux.
Q – 6 : Qu’els sont les défis à relever par le Parti de Mehdi BENBARKA ?
Rép. : Le Parti de Mehdi Benbarka oui, mais aussi celui de Bouabid et de Omar, l’histoire oblige, c’est le rétroviseur, le point d’appui, le repère des générations de militants du Parti. Mais il ne faut surtout pas dormir sur l’oreiller de l’histoire faite par les autres. Il faut toujours avoir en tête la devise de Abderrahim qui dit que « le Maroc d’hier n’est pas le Maroc d’aujourd’hui et il ne sera pas celui de demain ».Les défis sont énormes et je suis optimiste pour dire que les militants seront en mesure de les relever. L’USFP est le creuset par excellence des énergies humaines parce qu’en perpétuelle régénération. A voir la composition de son conseil national, la force vive de sa jeunesse qu’il ne faut pas étouffer, ses femmes et ses hommes, ses intellectuels, ses secteurs, et qui ont tous répondu présent le 11 janvier, je suis convaincu qu’ils seront à la hauteur de relever les défis qui les attendent. Le fait de placer le bureau politique dans la mire, d’élaborer une plateforme qui servira pour baliser la route pour les nouvelles étapes qui sont entre autres : un congrès de réflexion, de clarification de la ligne politique, de l’organisation des courants, d’étude de dossiers ayant trait à la bonne gouvernance pour trouver des vraies réponses à la pauvreté, à la marginalisation, à l’éducation, à la santé, au chômage etc. Révolu, le temps de tenir les congrès pour accoucher des appareils figés, handicapés, producteurs de clientélisme et de décadence sur le plan organisationnel depuis 1992 et encore pire depuis la fameuse période dite d’alternance.
Q – 7 : En rapport avec tout ce que vous venez de dire, est ce que l’USFP retrouvera ses forces d’antan pour se réconcilier avec ses militantes et ses militants ?
Rép. : Incontestablement oui. Les militants n’attendent que la bonne visibilité, un parti moderne, une équipe dirigeante à la hauteur élue démocratiquement, les objectifs clairs fixés par le congrès et qui répondent aux attentes des citoyens. Toutes les scissions qu’a connues le parti de 1983 à 2007 n’ont donné aucun résultat significatif et la restructuration de la gauche est devenue une priorité et une responsabilité de tous. Et c’est possible
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21:25 Publié dans Politique - socialisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.01.2008
Maroc - Namibie : 5 - 1. Bravo les lions
Pour leur première prestion à la CAN 2008, les lions de l'Atlas ont pour le moins convaincu!
Face à une équipe namibienne donnée la moins favorite du groupe, la sélection marocaine a fait une belle prestation. Les lions de l'Atlas annoncent la couleur dès la 45ème seconde du jeu avec un but de Soufiane Alloudi, qui a réussi un triplet magnifique. Après le deuxième but, un petit relachement a coûté un encaissement de but.

Bon courage aux lions de l'Atlas et j'espère qu'ils sauront proccurer la joie à des millions de marocains en ces temps moroses.
22:45 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Sécurité des chantiers.
Le nouveau drame de Kenitra remet sur la question de la sécurité dans les chantier au devant de la scène. Ce drame qui a coûté la vie à 18 personnes et a fait une trentaine de blessés, ressemble à un autre, camouflé, qui a secoué, il y 2 mois, la ville du détroit, impliquant un grande entreprise du bâtiment opérant en bourse. La cause de l’accident de Kenitra comme celui de Tanger seraitt le non respect des règles élémentaires des travaux et qui impose un délai minimale de prise de béton, et peut être encore l’absence d’étude géotechnique viable ( il est à noter qu’elle n’est pas obligatoire par la force de la loi ! ). Quoiqu’il en soit, nous ne pourrons qu’être tristement émus des drames qui surgissent sur nos chantiers, surtout de bâtiment et solidaires aux victimes et leurs familles.
De cette actualité, je souhaite éclairer l’opinion publique sur les causes et les coûts de la non-sécurité ( à ne pas confondre toujours avec insécurité ) dans le Maroc d’aujourd’hui. Ainsi, souhaitons-nous promouvoir une culture de respect des normes et l’encouragement à plus de prudence afin de préserver des vies humaines. Nous distinguons ici de 3 niveaux de raisonnements : la sécurité et les inerties culturelles, la non implication des entreprises et le cadre réglementaire.
Ayant vécu un drame dans un chantier qui a coûté la vie à une personne, et malgré que l’enquête interne et légale a révélé que toutes les mesures de sécurité ont été respectées, ce drame me hante toujours. Je considère que la première de mes responsabilités est de faire en sorte que les personnes qui travaillent avec moi, rentre intègres à leur foyer en fin de travail. C’est dans cette optique que je participe aujourd’hui à vulgariser l’importance du respect des normes de sécurité.

Exerçant moi-même dans des travaux de chantiers, je suis amené à imposer certaines règles élémentaires de sécurité dans les espaces de travail. Il n’est pas sans amertume de révéler de part mon expérience, et celle d’autres collègues, que l’instauration de ces règles se bloque le plus souvent par une forte inertie de la part des ouvriers et même des cadres. Ceci est à mon sens est la résultante d’une culture, ô combien répandue, d’inertie au changement. Citons à titre indicatif les remarques suivantes :
- « moi, je l’ai toujours fait comme ça, et ça a toujours marché ! » : cette phase-argument revient souvent de la part des ouvriers. Je ne sommerais jamais personne d’indiscipline, mais l’exemple du casque pour les conducteurs des cyclomoteurs est une illustration de ce refus de se soumettre à des règles de sécurité.
- Le fausse croyance au « mouktab » : tout un chacun estime que si accident a lieu c’est un destin qui nous guette fatalement, et de ce fait, rien ne justifie de prévenir.
- La non-implication du personnel et le manque de formation : le personnel qui se voit imposer des règles de sécurité sans en être sensibilisé considèrent ces mêmes règles comme étant des contraintes en plus tout comme ce superviseur qui veille à leur respect. Les employés jouent alors à la figuration, respect des règles de sécurité devant les caméras des responsables.
Est-il aussi intéressant de constater que nous partageons une culture méditerranéenne de non aboutissement du respect des règles. Sommes-nous pour autant révolutionnaires ? Non, mais nous avons ce manque d’esprit d’application et d’implication.
La responsabilité des entreprises.
Il a été considéré pendant longtemps chez les patrons marocains que la sécurité, tout comme la qualité, représente des dépenses en plus et une entrave à la productivité. Les acrobaties les plus folles dans les chantiers ou les usines ont été toujours considéré comme des actes de courage, de leadership. Les patrons allaient encore plus loin en bonifiant les acteurs !
Aujourd’hui, les mentalités changent, enfin un peu. Depuis que le rating en matière de sécurité devient un des critères fondamentales dans la courses aux marchés, et depuis que les assurances ont durcis le ton en rehaussant les montants des polices en fonctions du nombre d’accident, nos patrons ont mis dans leur priorités le respect de la sécurité. Reste encore à résoudre le problème de l’informel : ces entreprises qui travaillent en toute illégalité, sans papiers, ces ouvriers embauchés au « moukef » sans couverture, … Je vous renvoie aux images quotidiennes des chantiers de bâtiment qui décorent nos villes et aux risque que le commun des mortels remarques et pour les ouvriers et pour les piétons et automobilistes de passage.
L’Etat et le cadre législatif.
Inutile de rappeler que le cadre législatif a grandement évolué dans le sens positif durant la dernière décennie, notamment par l’entrée en vigueur du code de travail, la promulgation de normes marocaines, … mais le rôle de l’état est appelé à évoluer.
Les marché publics, notamment à travers les CCAG, a imposé un minimum aux entreprises. Chaque administration ou office publics ajoute des règles de sécurité liées à l’activité de son action. Mais, nous constatons avec regret que ces règles s’appliquent uniquement aux entreprises réglementaires et structurées, qui sont déjà par ailleurs pénalisées par une concurrence déloyale de l’informel. Le rôle de l’Etat régulateur est de faire en sorte que la sécurité soit l’affaire de toutes les entreprises. Il est appelé également à instaurer des normes plus précises quant à la gestion des risques au niveau des chantiers, usines, mines … et autres lieux de travail. Non seulement produire des normes, mais rendre leur application obligatoire et trouver les moyens adéquats pour contrôler leur respect.
En continuation à ce dernier point, je propose qu’on rassemble les textes, normes, et autres réglementations et littératures abondantes des établissements publics dans un seul recueil normatif et rendre son application obligatoire. L’Etat est appelé également à œuvrer pour faire entrer le secteur informel dans le circuit légal et veiller au respect d code du travail par tous.
La sécurité est un élément important dans la mise à niveau de nos entreprises. Le premier argument en faveur de cette conclusion est non des moindres : préserver des vies humaines. Il est nécessaire que nous nous impliquons dans le renforcement des mesures de sécurité dans nos lieux de travail, dans nos chantiers, …Un minimum de respect et d’engagement de tous pourra arrêter l’hécatombe.
Mounir BENSALAH.
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20.01.2008
نداء بوزنيقة للعمل اليساري المشترك.

اجتمعت عدة فعاليات و قوى من اليسار المغربي ببوزنيقة يومي 19 و 20 يناير 2008 في اطار الجامعة الشتوية الثانية لتيار فعل ديموقراطي بالحزب الاشتراكي الموحد, و وعيا منها بالمتغيرات السياسية الجديدة المكرسة لاهتزاز الثقة الشعبية في المؤسسات و العمل السياسيين بما في ذلك تراجع قوى اليسار.
و علما ان ما سيق لا يمكن ان يخفي ازمة النظام السياسي برمته المتجلية من خلال تزايد مركزة القرار السياسي, و تفشي النزوعات المحافظة و الاصولية و انتشار الزبونية و تردي الاوضاع الاجتماعية, و التراجع حتى عن بعض المكتسبات بشان الحريات العامة و الفردية. و من ثمة يدعو المساهمون في هذا اللقاء الى
تنظيم منتديات فسيحة للحوار بين كافة اليساريين وطنيا و جهويا و محليا على اساس محاور متفق عليها في سياق اشباع الحاجة الموضوعية الى ممارسة التقييم و النقد و النقد الذاتي بشكل جماعي.
بلورة عمل مشترك يستند الى خطوات سياسية متفاعلة مع المستجدات الوطنية و الجهوية و الدولية و يشمل كافة الجبهات النضالية ضمن جدلية متجددة للسياسي و الاجتماعي.
تاسيس فضاء قار و منتظم للحوار بين كافة مكونات اليسار يعزز النضال المشترك ميدانيا في افق اعادة بناء اليسار و تجاوز واقع تشرذمه و تقوية ديناميات وحدوية بين مكوناته في اتجاه صياغة مشروع مجتمعي لليسار المغربي يقوم على عقد سياسي و اجتماعي جديد منفتح على كافة القوى الديموقراطية.
17:55 Publié dans Politique - socialisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.01.2008
Sur " tous les démocrates", l'OMDH et ... autres choses
Drôle d’actualité qui nous fait plonger dans l’embarras. Bref, je croix que l’observateur politique n’a pas à se plaindre de l’ennui. Depuis bien une année, l’actualité nationale est riche en événements ( ou non évènements ). Les querelles pour les lois électorales, la démission d’El Himma et sa candidature sur son tracteur, la compagne, le taux de participation, la débacle de la gauche, les mésaventures des partis, le départ des leaders, … en enfin, le « mouvement pour tous les démocrates ». L’idée a même été banalisée avant. Sur des blogs ( le mien entre autres ), chez Larbi, Slix, … on se posait souvent la question : est-il possible de penser la politique sans les partis ? Alors voilà peut-être une réponse !

Concernant cette dernière information, je persiste à penser que je ne veux pas juger les intentions. Je ne reviens pas sur le caractère élitique de l’initiative ( qui vient en fait selon ses initiateurs à redonner l’espoir aux démocrates ), le caractère sectaire ( « tous les démocrates » ! : si je ne fais pas partie du mouvement je suis quoi alors ? et si j’y suis, j’ai une étiquette politiquement correcte du démocrate ? ), ou sur les noms des signataires ( pour certains j’ai beaucoup d’estime mais le joker El Hima ne me laisse pas indifférent quoique je n’ai rien de personnel avec « si Fouad » ) qui deviennent « Fouadis ». Je souhaite attirer l’attention sur une remarque que j’estime pertinente :
- On a suffisamment parlé de la faillite des partis politiques, de leur incapacité à encadrer et mobiliser les masses. On a encore trop parlé de l’USFP et de la gauche comme étant l’une des principales raisons u taux d’abstention. Sachant que j’ai personnellement combattu cette discréditation, le plus souvent infondée, du rôle et de l’existence même des partis politiques. Mais ici, je ne reviendrais pas. Ce qui attire mon attention le plus, c’est l’aveu déclaré du nouveau Makhzen de la faillite de sa démarche. Que ce soit si Fouad, Bakouri, Akhennouch ou autre, leur démarche démontre que la politique makhzéniènne de la nouvelle ère a échoué.
Encore une initiative qui détourne notre regrad des vrais problèmes ou un vrai mouvement trans-partisan pour combattre l’intolérance ? j’avoue ne pas disposer de plus d’informations.

Dans un autre registre, j’ai assisté hier Vendredi à une grande manifestation de l’Organisation Marocaine des Droits de l’Homme OMDH. Pour les non initiés, cette organisation est parmi les premières sur le plan marocain, arabe et africain. Elle a été créée en 1988, l’évènement d’hier marquait 20 ans d’existence. Elle a été également la première au Maroc et dans la région Arabe à être présidée par une femme !
Tout en saluant les anciens et les nouveaux militants de cette organisation, je me désole du manque de dynamisme et d’esprit combatif, à l’image des Nass Elghiwan qui ont animé une partie de la soirée, qui dans les années 70 chantaient « imta yesfa lhal ?» ( quand est-ce que cela va changer ? ), et qui désormais chantent « nahla chama, assoultane tbib, werraii madrour wala wzir ybellegh lekhbara » ( Le sultan est à l’écoute, les sujets malheureux et aucun ministre ne fait la liaison !). Dommage pour nous, gauche ou autre.
Enfin, une très belle parade a été donnée par des jeunes « sourds-muets », une leçon chorégraphie pour un tableau plein de leçon sur les droits de l’homme et de la femme.
11:34 Publié dans Politique - socialisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.01.2008
Les élections US et nous...
L'Amerique ne peut changer ce que nous sommes
J'avais écrit un texte conjointement avec Mehdi Harrizi en 2002 sur menara.ma autour du poids que pourrait avoir un groupe d'intérêt arabe aux USA. Le texte est toujours d'actualité puisque depuis, rien n'a changé, ou presque.

"Et comme les Etats-Unis sont un pays unique en son genre en matière de diversités raciale et culturelle, chaque groupement tend à faire du pressing pour préserver ses propres intérêts dans les régions du monde. Or il se rouve que les institutions représentant le monde arabo-mesumants sont jeunes et ont besoin de beaucoup de soutien de la part de nos pays. Ils ont moins d'influence que nos rivaux qui manipulent surtout les médias, outil très performant au pays de l'oncle Sam"
"Et c'est là qu'intervient la dimension interne. Comment voulez-vous former un milieux démocratique, si l'appareil qui est censé produire les compétences, les citoyens, à savoir l'éducation nationale, est d'un niveau calamiteux ? Comment voulez-vous avoir une démocratie si le système qui permet de "former" n'apprend pas à réfléchir, à raisonner de façon structurée, mais à interposer des idées reçues et à en adopter telle ou telle forme, lorsqu'elle semble être à propos ? "
Pour voir l'intégralité du texte ciliquez ici.
17:41 Publié dans Politique - socialisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Tanger et Elhafa
Tanger est une ville qui change. J’ai fait un passage en 1997 pendant deux ans, dans la ville puis en 2003 en une année, et là depuis je la visite quand l’occasion se présente. Je suis agréablement fasciné par le progrès que connaît la ville du détroit. A Tanger, j’ai découvert Maurice Béjart et sa chorégraphie splendide et humaniste. J’y ai été initié au long débat sur Camus, De Beauvoir, Laroui et autres penseurs. C’est une ville incontestablement poétique et culturelle. Elle regorge de penseurs, artistes, … de haut niveau et a fait héberger de grandes personnalités.
Il y a un coin ( voir un précédent post sur Tanger ) que je ne rate sous aucun prétexte dans n’importe laquelle de mes visites à la ville, le Café Elhafa. C’est un café « populaire » dont le menu se résume au thé à la mente et un soda. Dans ce lieux magnifique qui donne une vue sur Tarifa, Gibraltar, la Méditerranée , se sont côtoyés des hommes ordinaires, comme moi, et des créateurs venus trouver inspiration dans ce lieux paradisiaque. Un joint fumé par là, un sebsi par ici, un peintre avec sa toile, une clique d’étudiants préparant un partiel, … on en trouve de tout.

Par ailleurs, la ville connaît une explosion urbanistique, économique et humaine extra-ordinaire. Il est révolu le temps où tu te fais ridiculisé par le camarero sur la terrasse d’un café juste parce que tu as eu l’impatience de lui demander de venir prendre ta commande. Ils sont là, gais, ils te reçoivent et te servent avec chaleur. Sur ces mêmes cafés, des jeunes et des familles ont révolutionné l’esprit jebli. La façon d’être combiné à un savoir vivre ancestral a donné une empreinte originale et civilisationnelle unique à cette ville. Comme un peu partout au Maroc, l’immobilier est cher. A tanger, il est supérieur à la moyenne nationale. Imaginez, un ami m’a révélé qu’il a voulu acheter un appartement « économique » de 80m² à l’arrière pays de tanja elballya ( pour les non initiés, c’était une zone reculée de la banlieue de la ville om régnait des ‘dchar’, sorte de bidonvilles ) à 400.000 Dh, mais il a été découragé car le promoteur lui demande 250.000 Dh de noir ( sous la table ) ! c’est ce qu’on appèlle la politique de l’enrichissement des riches et l’appauvrissement des pauvres. Si un cadre supérieur n’arrive plus à accéder à un logement dit social, comment imaginer le simple ouvrier « smigard » acheter un bien! Hassad, comme à Marrakech, donne une nouvelle image à la ville. Plusieurs ruelles du « boulivar » ont été transformé en passages piétons, la lumière est bien étudiée, la propreté est assurée, l’image d’une ville qui bouge est bien marquée, l’industrie s’intensifie, … mais tout cela est bien concentré au centre ville et entre les mains de certains. Qu’a gagné le citoyen lambda du mouvement de sa ville ? et bien avant à Marrakech ? rien, sauf que son quotidien est devenu plus amer vu la cherté exacerbée. La radio. A Tanger, comme dans tous le nord, Cap Radio est une chaine qui a le plus d’audience. C’est un espace qui donne la parole aux habitants avec les dialectes locaux : darija, rifain, … j’ai suivi une émission sur cette station où l’on évaluait le dossier de Tanger 2012. Je n’en dirai pas plus. J’aimerai que Hassad et ses gouverneurs écoute bien cet épisode. Bref, un petit bonjour à tous mes amis de Tanger.
09:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12.01.2008
Le CN de l'USFP
Les regards des militants ont été portés sur la tenue du conseil national de l'USFP qui porte le N°9.
Les craintes étaient multiples et les enjeux importants. 2 points étaient à l'ordre du jour du conseil, le rapport de la commisission d'évaluation et le rapport du bureau politique sur les évènements survenus entre les deux cessions du CN ( démission du 1er secrétaire et son adjoint, rappel de l'ambassadeur du Maroc en sénégal, installation du conseil des zmagria ).
L'ambiance a été très tendue entre ceux qui voyaient que tout la direction du parti est responsable de l'échec et ceux qui veulent aller au delà de la conjoncture.
Ce conseil a connu notamment :
- La persistance du bureau politique d'interdire le bureau national de la chabiba d'assister au CN malgré les demandes de membres de ce derniers. Deux lectures : le statut de la chabiba institut que le conseil de la chabibat choisit le bureau qui le représente dans le CN du parti, de ce fait, il a droit à y assister; le CN a été formé avec un quota de 10% pour les jeunes et ce sont ceux-là qui représentent la chabiba. qui croire?
- Les négociation avec Elyazghi pour retourner au BP ont échoué. Il a notamment imposé 3 conditions à son retours : la non nomination d'aucun 1er secrétaire avant le congrès, la tenue d'un congrès extraordinaire, sa présidence de la comission de préparation. Les membres du BP ont été majoritaires à refuser ces conditions.
- Le conseil national a voté pour la tenue d'un congrès, le 8ème, ordinaire pour le printemps comme suggéré par le BP.
- Une cession du CN sera tenue dans 2 semaines pour l'organisation du prochain congrès.
- Aucunement, il n'a été question de démission du BP malgré les voix qui se sont élevées dans ce sens.
Le conseil national a été très sage à mon sens, il prépare dans sérénité l'organisation du congrès. Un congrès que nous voulons du renouveau. Un congrès fédérateur.
Par ailleurs, Mercredi 10/01, la fondation A. Bouabid a organisé un débat important sur la gauche. Cette manifestation qui a connu la participation de l'USFP, PPS, PSU, CNI, FFD, PT. Espérons que cette rencontre fera bouger la chose vers un vrai rapprochement que toutes les formations ont clamé.
22:25 Publié dans Politique - socialisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.01.2008
Êtes-vous à l’écoute ?
La libéralisation du paysage audiovisuel marocain a crée une métamorphose dans les esprits. Le phénomène ne laisse personne indifférent. On est loin du temps où les ondes ne programmaient que des stations à appellations multiples et discours uniques. Avions-nous le choix ? Je doute fort que oui, mais une sincère volonté politique devrait être présente.
Le Parlement marocain a adopté le 25 novembre 2004 à l’unanimité le projet de loi gouvernemental sur la libéralisation de l’audiovisuel. Ce projet dont la préparation a commencé en 1999 venait pour conclure une victoire de la raison. A l’ère des paraboles, internet, … la question qui se posait : comment faire pour réconcilier les marocains avec leurs médias audiovisuels ? Un grand changement de mentalité a été opéré. En effet, le Maroc passe d’un paysage audiovisuel entièrement contrôlé par le sécuritaire à travers la mainmise du ministère de l’intérieur sur le département de l’information à un paysage audiovisuel libre et régulé par une instance HACA.

La prolifération de radios privés régionales est le témoin du succès de cette vision. Le marocain est enfin réconcilié avec son poste radio. Conscient de la concurrence rude dans le secteur et l’étroitesse du marché de publicité, principale source de revenue, les stations de radio ont fait de leur mieux pour gagner en audience. Pour ceci, le professionnalisme et la proximité ont été les principales pistes explorées.
Ainsi, l’auditorat a été multiplié ainsi que le temps d’audience. La participation massive au émissions de talk des stations radio démontrent l’engouement des marocains à s’exprimer. Ainsi, la participation de ces nouvelles recrues dans le domaine a crée une émulation dans le secteur favorable à la promotion des espaces d’expression et de la création artistique et culturelle. En effet, la proximité de ces stations sert à aviser les auditeurs des festivités régionales et des créations culturelles, au grand bonheur des marocains.
Et les radios, il y en a pour tous les gouts ! Économiques, généralistes, pour jeunes, musicales, … l’auditeur a désormais une large palette de choix, quantitatif et qualitatif. Selon l’AFP, 92% des urbains de plus de 15 ans écoutent la radio désormais.
La télévision, à la traine.Contrairement à la radio, les investissements nécessaires pour une chaine de télévision sont extrêmement élevés. Ceci explique cela, on ne se bousculait pas pour faire des télévisions. Une seule chaine privée a vu le jour, la version télévision de Médi1, radio franco-marocaine, qui émet de Tanger depuis 1981. Par contre le pole public s’est renforcé par des chaines thématiques : TV régionale à Laayoune, culture, sport, religion, et bientôt une chaine amazigh.
La télévision n’a pas fait sa mue, à en croire plusieurs observateurs. Le pole public a presque le monopole et n’a pas grandement changé son approche vis-à-vis des téléspectateurs. Le débat politique que les marocains attendaient lors des dernières consultations n’a pas eu lieu et la grille des informations est presque obsolète. Le changement est lent, absence de concurrence ou manque de volonté ? La télévision reste tout de même un média de propagande très puissant.Réalisation et limites.
Si le Dahir de 2002 instituant la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) et la loi instituant la libéralisation du secteur sont vus comme une grande avancée dans la démocratisation du Maroc, le chemin à parcourir est encore long. Il est vrai que la technologie d’émission est à l’avant-garde, la pluralité est exprimée, mais le processus d’ouverture de la télévision surtout reste en deçà des attentes. Les radios privées, par contre, ont crée un vrai débat social, elles ont donné l’occasion au citoyen de se retrouver dans l’audiovisuel, mais le discours archaïque et dépassé véhiculé par nos chaines de télévision et radio publiques plombe la qualité des prestations de l’audiovisuel marocain et encourage les citoyens à se tourner vers les autres chaines arabes et internationales.
Les ressources humaines représentent également un grand handicap au développement du secteur. Outre la rareté des compétences et leur migration vers d’autres cieux, l’étroitesse du corps de journalistes et techniciens du domaines fait que la demande est bien supérieure à l’offre. Autre handicap, la mesure d’audience. «Nous avons de plus en plus besoin de connaître notre audience, ce n’est qu’en ayant des chiffres précis et fiables que nous pouvons démarcher des annonceurs», déclare Younès Boumehdi, directeur de Hitradi. Si La HACA a peiné pour installer Marocmétrie, société à laquelle on a confié la mesure d’audience pour la télévision, aucune stratégie n’a été initiée dans le domaine de la radio à l’image de l’OJD pour la presse écrite.
La conquête des espaces de libertés, la confiance des auditeurs et spectateurs, le traitement professionnel des débats de société par le biais d’émissions de talk, … sont autant de facteurs qui traduisent la réussite du choix de la libéralisation.
A l’heure des podcasts et autres émissions sur le réseau internet, la régulation est un leurre.« Et nous sommes arrivés à la même conclusion : la bataille de la régulation sur Internet est perdue d'avance » dixit Ahmed Ghazali. Le choix de plus en plus multiples d’émissions et de chaînes impose aux opérateurs marocains plus d’audace dans la concrétisation de ce projet. La nouvelle vague de licence est à l’étude, mais le bilan de l’étape s’impose. Qu’en pensez-vous ?
Mounir BENSALAH
14:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.01.2008
Qu'aurait pensé Feu Abderrahim Bouabid ... ?
Aujourd'hui, Si Abderrahim nous a quitté depuis 16 ans. A la mémoire de ce grand homme du Maroc, de l'USFP et du socialisme.
Les paroles de ce grand humaniste sont toujours d'actualité :

Intervention de feu Abderrahim Bouabide
à la session du comité central de l’USFP,
le 2 novembre 1991
“Chers sœurs et frères
Je suis fier de la sympathie et de l’attention avec lesquelles vous avez, tous, suivi mon état de santé.
C’est là l’un des facteurs qui m’ont permis personnellement et humainement d’éprouver une grande fierté et m’ont réconforté moralement dans la résistance à la maladie qui m’a atteint.
A tous les frères, à ceux que j’ai eu l’occasion de rencontrer et à ceux qui - par modestie- se sont abstenus de me rendre visite et se sont contentés de demander de mes nouvelles, à tous ceux-là et à tous les militants de l’U.S.F.P qu’ils soient à la base ou à la direction du parti, mes vifs remerciements. J’exprime également ma fierté de ce réconfort fraternel qui confirme que notre parti n’est pas un parti comme les autres et que l’ensemble de nos militants ont la conviction d’appartenir à une seule famille se renouvelant et s’agrandissant sans cesse.
J’ai l'ultime conviction que les tâches que nous nous sommes imposées, autant pour la défense de notre patrie que pour la réforme de ce qui le nécessite dans notre pays, sont notre destin commun. Et ce, pour que les principes de la démocratie et des Droits de l’Homme soient présents, en permanence, à l’esprit des militants qui doivent veiller et œuvrer pour leur instauration.
Vous n’êtes pas sans savoir qu’assumer les tâches qui nous incombent nécessite patience et persévérance, car la voie n’est pas facile. Notre combat nécessite des efforts continus et plus de discernement et de clarté. Il nécessite aussi la conscience aiguë de ce que nous avons une mission à accomplir du mieux que de pouvons, pour préparer la voie aux générations futures.
Vous savez tous que la situation internationale, arabe et islamique s’est retournée de fond en comble. Ce ne sont pas seulement les événements qui attestent de cela, mais nous assistons à la gestation d’un monde nouveau qui cherche à affirmer son règne.
Il est aisé pour certains d’avancer que l’Histoire a statué et que tout est achevé. Je pense que l’Histoire statue à chaque étape historique et qu’elle continuera de le faire pour les périodes à venir.
Notre responsabilité exige la conscience de l’importance de notre devoir envers notre peuple et du caractère sacré de notre mission historique qui ne s’arrête pas au niveau du Maroc et du peuple marocain. Celui-ci n’a cessé -depuis l’indépendance- de faire évoluer son acception des choses et continuera à en faire de même, de plus en plus amplement. En fait notre mission s’étend à tous le Maghreb arabe, à toute la Nation arabe et à l’ensemble du monde musulman.
Les confrontations ont, en effet, commencé et elles ne cesseront pas. Les données de ces confrontations peuvent rester immuables comme elles peuvent se transformer. Mais, l’important demeure que nous avons un patrimoine militant apte à nous faire rénover notre acception de l’environnement mondial et l’approche de nos rapports avec le monde.
Cette rénovation doit se fonder sur une vision profonde et prospective de l’avenir immédiat qui modèle l’avenir lointain et influe sur lui.
Nous avons fait le serment d’assumer cette noble tâche pour servir le pays, la vérité, l’humanité, la démocratie et la justice sociale.
Dans notre parti, nous avons tous été mis à l’épreuve dans notre persévérance et notre fidélité à cette responsabilité. C’est aussi une responsabilité qui continue à nous incomber et que nous devons assumer par la lutte militante ... Telle est notre lutte. Une lutte pour le présent et l’avenir. Une lutte pour l’espoir dans la victoire finale du peuple.
Aussi, sœurs et frères, que je continue à être parmi vous ou que les circonstances m’obligent à vous quitter, nous ne pouvons qu’être satisfaits de notre combat patriotique même si ce combat n’a pas atteint la perfection. Toujours est-il que notre modeste action émanait de notre ultime conviction; celle-ci a, toujours, été pure et noble, destinée au service du peuple et de la Nation, et à l’intérêt général.
Je voudrais que toutes ces tâches soient constamment présentes à nous. L’ordre du jour de cette session comprend des points qui nous permettent de poursuivre le combat et de poursuivre la voie militante tracée par nos frères, la voie qui jamais ne s’arrête.
Je vous remercie de votre attention et de votre attachement à ma présence dans cette session qui sera, sans doute, décisive dans l’histoire de l’U.S.F.P.
J’espère que nous continuerons tous d’être fidèles à notre serment. Nous le serons sans aucun doute.
Que la Paix soit avec vous”.
13:05 Publié dans Politique - socialisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.01.2008
في اعادة الاعتبار لمفهوم النضال و العمل السياسي.
انه لمن العبث ان يتكلم المرء عن مفهوم النضال في احزاب او جمعيات او منظمات معينة لانه و ببساطة متناهية لا وجود لمناضلين في هذه المؤسسات. ان هذه الاخيرة كانت و لا زالت مؤسسات فارغة, كينونة وجودها هو تمتع البعض بامتيازات عبر مجاراة اصحاب القرار. لقد كان النضال مرادفا لكفاح وسط مؤسسات ذفع اعضاؤها الثمن من وقتهم ومالهم و جهدهم و حتى من حياتهم في سبيل فكرة انسانية عاشوا وماتوا من اجلها. اليوم وقد اصبحت الحريات تمتلك هامشا كبيرا و اصبح بعض معارضي الامس في بعض مراكز القرار, كيف يمكن التاسيس لمفهوم جديد للنضال؟
اننا كحركات ديموقراطية مهددون في ذواتنا بممارسات مشينة فردانية تهدف الى التمركز و التطاحن حول مواقع المسؤولية لما لها من تاثير على المسيرة الشخصية و المهنية للبعض دون مراعاة لقيمة النضالية. وواقعنا اليوم يقول باننا لم نعمل على تحصين ذواتنا من هذه الممارسات, بل و شجعناها عبر حروب مواقع و تطاحنات شخصية تبرر تنافسا دونيا عبر تجييش مجالسنا و مؤتمراتنا بغية اضفاء "المشروعية" على اشخاص او قرارات او مواقف, ويتم في غالب الاحيان عبر الاقصاء المباشر و الغير المباشر. ومع هذا كله فاننا نقر بان الطموحات الشخصية و التطلعات هي مشروعة من منطلق الكفاءة و الاستحقاق, الا انه لا يجب اغفال ان الصالح العام هو قيمة تعلو عن كل قيمة فرذانية, ففيه تلتقي المصلحة العامة بالنفع. ان الممارسات المشار اليها اعلاه خلقت بلبلة و اضطرابا في حركاتنا الذيموقراطية ساهمت بشكل كبير في اضعافنا و التقليل من تاثيرنا على السيرورة المجتمعية. لقذ تجلت نتائج هده الممارسات في ما يلي :
الاستبداد : ان نشوة النصر في حرب المواقع ساهمت في خلق استبداد بالمواقف على مستوى القيادات دون الرجوع الى القواعد, والتي اصبحت تعتبر مادة لتبرير المواقف.
تكريس الفردانية : لم يعد لدى بعض الفئات من فهم للنضال سوى من منطلق ما سيعود عليهم مباشرة من منفعة خاصة
الانشقاقات : انه من اكبر مظاهر هدر قيمة النضال. ان جل الانشقاقات التي عاشتها حركتنا لا تجد مبررا فكريا او ايديولوجيا لحدوثها, ومردها هو لتبرير موقف سياسي ما او اختلاف شخصي او طمعا في منصب اكبر ولو في حزب اصغر.
نفور المواطن و المناضل : ان الصورة النمطية التي اصبحت عند المواطن عن مفهوم الفعل السياسي هي صورة سلبية للغاية, فهي تكرس منطق "الكل يبحث عن مصلحته", وهو المنطق الذي حكم نسبة المشاركة و بيع الذمم.
اننا بطرحنا لهذه الاشكالية المهمة لا نبحث ان نزيد الصبورة سوادا او نعمم بعض الممارسات على الكل. وهنا اقف وقفة تحية و اجلال الى مناضلين شرفاء ترفعوا عن التطاحن وشاركوا, في العلم او الخفاء, في انتاج الافكار و طرح القضايا و المساهمة البناءة في الفعل السياسي. كما انني اندد بكل من يساهم في ترسيخ هذه الصورة السيئة لدى المواطن من متهافتين سياسين و صحافة رخيصة و اناس لهم مصلحة في ان ينتقل عبثهم الى الكل و اشخاص همهم هو اضعاف الفعل السياسي حتى يتسنى لهم ترسيخ طبقيتهم و امتيازاتهم.
اليوم حين يقوم حزب كبير هو الاتحاد الاشتراكي للقوات الشعبية بنقد ذاتي و قراءة للذات و للسياق العام و للتعثرات التي صاحبت العمل و الاداة الحزبية و للتطور العام في الانتقال الديموقراطي, لايجب التركيز على الاشخاص او الحكم الظرفي, لان الاشخاص زائلون لا محالة بفعل التطور او الطبيعة, كما ان الظرف لن تؤدي نتائجه الا لحلول ترقيعية لن تكون لها نجاعة. انه على المواطن و المسؤول و المناضل و اليساري و الديموقراطي ان يسائلوا انفسهم عن مسؤولياتهم بتجرد عن الظرف, فلو فكرنا لوجدنا ان للجميع نصيب في الازمة على الاقل في استسغار الظرفية و اهمال الفعل النضالي.
ان التاسيس لمفهوم جديد للنضال يحتم علينا التفكير في اليات عملية تضمن ممارسة ديموقراطية حقيقية و تزكي التشاورية مع القاعدة على اساس تمثيلية حقيقية تفسح المجال للنقاش و الاراء. و من هذا المنطلق ادعوا كل الديموقراطيين و اليساريين, و كل المناضلين و المتعاطفين, و كل الفاعلين و المسؤولين الى تاسيس و انضاج تعاقد جديد للنضال و الفعل السياسي. تعاقد يعيد الاعتبار للمناضل و يجعل منه فاعلافي القرار و الفكر و العمل السياسي, كما ادعوهم الى وحدة الصف, فتحديات المرحلة و ارهاصاتا اكبر من كل فردانية بئيسة. وحدة تضمن الحق في الاختلاف.
منير بن صالح, مناضل اتحادي.
12:15 Publié dans Politique - socialisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06.01.2008
A la défense de nos femmes!
Dans une intervention à un forum internet ( celui de usfp.ma ), une intervention m'a interpelé, celle d'un "européen éclairé" à porpos de nos femmes.
Je vous retranscris ses propos et ma réponse.

Auteur: kouimarti
je suis d origine euro ,ma femme est marocaine je passe mes vacances au maroc j ai vu une societe musulmane remplie d hypocrisie avec le masque de la religion ou beaucoup de filles jouent a la saint vierge la journee et sont des <putes>le soir ;ou est votres soi disant moral ? .nous me sommes plus au 15émes siecle
Auteur: Mounir BENSALAH
Mr kouimarti,
Votre intervention m'interpelle par son mépris au marocaines que je ne peux accepter, non pas par chauvinisme, mais par humanisme.
Vous affirmez que nous vivons dans "une societe musulmane remplie d hypocrisie", sachez que nous n'avons aucun complexe à assumer nos contradictions sociales et d'en parler. La preuve que nous sommes très ouvert à ce sujet, au sujet de la sexualité en particulier, et plus généralement à la question de l'identité, est votre intervention sur ce forum.
"nous me sommes plus au 15émes siècle", je croix que vous avez beaucoup de mal à vous extirper de cette façon réductrice de vous comporter avec d'autres cultures, vous avez toujours cette idéologie impérialiste dépassée ( par nombreux occidentaux fort heureusement ) de se croire porteur de la modernité et des valeurs humaines. Vous oubliez que durant des siècle, cette même europe dont vous parlez sombrait dans l'ignorance et l'esclavagisme, alors qu'en terre arobo-musulmane, la lumière d'Avicenne, Aljabère, Alfarabi, ... brillait sur l'univers par le rayonnement de leur pensée et leur contribution à la civilisation humaine.
Quand vous traitez mes compatriotes de "putes", je n'ai pas besoin de vous rappelez que votre femme, comme vous l'affirmez, est l'une des notres, je vous renvoie aux scandales sexuels au Vatican. Ce n'est pas pour autant que nous allons traiter la religion catholique où la principauté des maux de certaines perversions.
C'est avec beaucoup de courage que ce pays lit son passé, son présent et son avenir. C'est avec beaucoup de responsabilité que nous lisons nos contradictions, que nous instituons à notre marche vers le modernisme. Le parti, auquel j'appartient, et qui nous donne aujourd'hui l'opportunité de débattre de ce sujet a été pour beaucoup dans cette évolution, bien de chez nous et non importée.
Sachez enfin que nos femmes deviennent de plus en plus libres, de plus en plus actives, de plus en plus participantes, ... l'émancipation de la femme marocaine est le couronnement d'un long parcours de combat et de sacrifices.
Enfin, je vous dis, ayez un minimum de respect à nos femmes, qu'elles soient modernistes, progressistes, féministes, ... elles méritent le respect. Pour notre part, nous assumons toutes nos femmes, nous lisons nos contradictions et nous construisons ensemble un espace pour nous tous.
Qu'en pensez-vous?







