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01.04.2008
Comment peut-on être socialiste en 2008 ?
Dans le cadre de la préparation par notre parti de son 8ème congrès, ordinaire certes, mais avec des dispositions extraordinaires, et dans ce débat d’idées mené par les militants socialistes de l’USFP notamment sur le parti, sur le Maroc actuel et sur le projet sociétal que nous proposerons à nos concitoyens, je livre ici ma réflexion sur le socialisme tel que je le vois aujourd’hui, comme une utopie que l’on devrait concourir à triompher.
Je tomberais sûrement dans le ridicule si j’ose avancer, ne serait-ce que vis-à-vis de moi-même, que je pourrais répondre à cette grande question : Comment peut-on être socialiste en 2008 ? Toutefois, comme tous les socialistes de ma génération je me pose bien cette question, et bien d’autres : quel est le projet de société du socialisme aujourd’hui ? Quel modèle économique propose le socialisme ? jusqu'où on peut aller dans « la libéralisation » tout en étant social-démocrate? Quelle définition de l'Etat ? Comment repenser l'identité de gauche? Le trotskisme, le maoïsme, le léninisme - marxisme, … ont-ils encore une existence aujourd’hui en tant que pensée ?
Je ne prétends aucunement répondre à toutes ces questions, mais je promets d’en formuler d’autres. Questions légitimes que se posent les militants et que posent aussi les citoyens ici et ailleurs.
Cerner une seule définition du socialisme n’est pas une tâche facile. Plusieurs études académiques se sont attelées sur ce sujet, mais communément on peut le définir comme suit ( d’après l’encyclopédie libre wikipédia ) : « Le socialisme désigne un système d'organisation sociale basé sur la propriété collective (ou propriété sociale) des moyens de production, par opposition au capitalisme. Il est l'objectif de divers courants apparus et développés depuis le XIXe siècle, et ayant abouti aujourd'hui aux différents courants : marxistes et anarchistes, ainsi qu'aux sociaux-démocrates ». Le socialisme est aussi une idéologie liée à des hommes. On ne peut parler de socialisme sans parler par exemple de : Saint Simon, Karl Marx, Bertrand Russel, Trotski, Lénine, Mao, Guevara, Castro, Ben Barka, Nasser, … des hommes qui ont, par la pensée ou par l’action, marqué le socialisme.
Après avoir formulé mes questionnements et donné une définition, prétendons académique, je vous propose ma déclinaison du socialisme. Le socialisme aujourd’hui est une pensée, une action, un système sociétal, une utopie qui mettent avant ce que je conviens d’appeler le triangle socialiste : 1 - Equité sociale – 2 - Démocratie – 3 – Modernisme. Les socialistes œuvrent pour faire triompher ces 3 valeurs, indissociables par ailleurs, au sein de notre société.
Nous ne pourrons être avec ce Néo-Makhzen qui veut le modernisme sans la démocratie. Nous ne pourrons être avec les obscurantistes qui cherchent une prétendue équité sociale sans modernisme. Nous ne sommes pas des affairsites pour demander le modernisme sans équité sociale. Il ne faut pas qu’on tombe également dans le radicalisme et demander la démocratie sans équité sociale ou l’équité sociale sans démocratie. Le triangle de valeurs socialistes est un triangle intègre. Il ne peut être fragmenté.
Toutes les autres valeurs de la gauche ou du socialisme peuvent être des corollaires du triangle. L’essence même de notre action et de notre ancrage populaire est tributaire de notre respect de l’avancée à pas cadencées des trois valeurs du triangle :
1 – Equité sociale : égalité des chances, soutien aux couches démunies, justice indépendante, système éducatif citoyen, constructeur, égalité des chances, valeurs du travail, du mérite, du civisme, du droit, de la responsabilité, du respect, égalité des chances, …
2 – Démocratie : Expression libre des forces populaires, transparence des urnes, indépendance des pouvoirs, Etat de droit, Souveraineté populaire, …
3 – Modernisme : Primauté de l’individu, Cohésion sociale, libertés, ouverture, entretien de notre identité, progrès, progressisme, …
Le Maroc aujourd’hui vit un mouvement salutaire au sein de la société dû notamment au climat d’ouverture et des libertés amené depuis l’alternance et le nouveau règne. Nous devons, cela va de notre mission et de notre raison d’être, d’accompagner les marocains et de les encadrer en leur offrant un projet de société pouvant susciter de l’espoir et fédérer les efforts et les énergies de ceux qui partagent nos valeurs. Pour les jeunes, nous lui devons une utopie, avec les ingrédients qui vont avec : stratégies, accompagnement, idoles, …
Introduction à l’approche sociale :
Sur le plan conceptuel, la catégorisation de la classe moyenne, cheval de bataille du socialisme, de l’ouvrier « smigard » au cadre supérieur en passant par les professions libérales est à mon sens dépassée. Prendre cette couche sociale pour une unité, dans notre contexte actuel, va sans comprendre les conflits qui peuvent y être générés du fait de la contradictions de leurs intérêts. L’approche à adopter pour prévaloir l’équité sociale est le travail d’harmonisation au sein même de cette méga-classe. En effet, comment voulons nous développer le même langage dans les affaires sociales pour une ouvrière touchant le Smig à Casablanca et un cadre supérieur touchant 10 fois ce salaire à Boujdour ? La première vit au seuil de la pauvreté, exige un service public de qualité et gratuit, tandis que le second peut avoir des craintes de précarité et cherche un épanouissement secondaire dans la pyramide de Maslow.
Toujours dans le même enchaînement d’idées, et sachant les grandes mutations que connaît le Maroc d’aujourd’hui, la question des génération se pose avec insistance. Sur le plan social, le jeune marocain demande une éducation équitable, un travail digne, de la culture, tandis qu’un quinquagénaire pense plus aux problèmes de retraite, de santé, …
Il est aussi de notre devoir de combattre courageusement les inégalités sociales : comment refuser à un diplômé chômeur sa revendication ( injuste par ailleurs ) de travail dans l’administration alors qu’on offre à X des « grimats » qui rapportent des millions de dirhams, sans mérite et sans travail ? Comment admettre qu’à revenues égaux, un cadre supérieur paie 39% d’IGR ( taux mixte moyen estimé sur la base la tranche supérieure d’imposition), une personne morale paie 35% d’IS, un agent de la bourse paie 15% d’IGR et un grand agriculteur ne paie pas un sou ?
Notons ici que si le social est par essence notre principale revendication, il ne faut guère, comme je l’ai souligné plus haut, qu’on s’y penche exclusivement.
Sur la démocratie :
Dans notre approche, depuis 1975, nous avons adopté la sociale – démocratie comme idéologie et moyen d’action. Nous croyons fort, et le temps nous a donné raison, que les réformes au sein même du système est capable d’émanciper nos valeurs de gauche. Seulement, nous nous sommes inscrits, avec nos collègues de la koutla, dans une ère, que j’avais décrite comme consommée et consumée dans un précédent article, dans cette logique de réformes lié à une étape. Sans vouloir faire le bilan de l’étape, la démocratie est en effet une construction à entretenir et à consolider. Si nous avons réalisé des avancées considérables, notamment dans les droits, l’émancipation de la femme, la libération des forces vives ( culturelles, artistiques, médiatiques, … ), … nous constatons que la construction a besoin de consolidation et de rehaussement. Effectivement, l’exercice nous a montré combien elles sont nécessaires les réformes constitutionnelles : indépendance de la justice, « coutume démocratique » dans la désignation du premier ministre, désignation des hauts fonctionnaires de l’administration civile, constitutionnalisation de l’amazighité, de la régionalisation, des droits de l’hommes, …
Toutefois, et en rappel de mon triangle socialiste, nous ne devons pas encore que les seules réformes constitutionnelles sauront résoudre tous les problèmes du marocain.
Modernisme.
Un grand souffle libérateur pousse dans la société marocaine. Une jeunesse en quête d’expression de talents. Un espace culturel qui a besoin d’espaces. Une aspiration populaire et légitime pour la modernité. Saurons nous accompagner cette mouvance ? Est-on capable de susciter le progrès ? Est-on à l’avant-garde ? Telles sont les bonnes questions que tout progressiste du Maroc doit se poser. La société marocaine vit une gestation : entre un désir de modernisme et des contraintes culturelles et des habitudes obsolètes, la société bouillonne. Nous devons être le porte drapeau du progressisme.
A cet égard, nous avons la responsabilité de nous clarifier. Des questions majeures attendent de nous des réponses sans ambiguïtés : libertés individuelles, laïcité, liberté d’expression, émancipation culturelle, égalité des sexes, épanouissement de l’individu contre centralité de la religion, langues, …
Un autre Maroc est possible.
Pour paraphraser le forum social, un autre Maroc est possible. Un Maroc plus démocratique, plus moderne, et un Maroc qui offre les mêmes chances à tous les marocains. Un Maroc ouvert sur son environnement régional et mondial, décomplexé, capable d’affronter la mondialisation et d’en tirer profit, un Maroc fier de sa culture, réconcilié avec son passé et optimiste quant à son avenir.
Nous ne voulons pas avoir la démocratie seule ( exemple de l’Iran ), nous ne voulons pas le modernisme exclusivement ( exemple de certains pays du golf, ou certains signes de modernité n’ont pas su résoudre les problèmes de la population ), nous n’acceptons pas l’équité sociale en oubliant le reste ( exemple de Cuba ). Nous souhaitons avancer et faire avancer notre triangle de valeurs.
Je croix fort que nous sommes majoritaires à partager ces valeurs. Notre défi, usfpéistes, est de formuler le bon projet, de savoir le vendre et de donner l’exemple.
23:05 Publié dans Politique - socialisme | Lien permanent | Envoyer cette note
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Commentaires
Je me retrouve dans ce que tu appelles "le triangle intègre" : 1 - Equité sociale – 2 - Démocratie – 3 – Modernisme.
Mais je ne sens pas socialiste!
Ces trois valeurs sont plus humanistes que socialistes!
Ecrit par : hmida | 02.04.2008
Hmida, le socialisme avant tout est un humanisme. Que tu te retrouves dans ce triangle conforte mon postulat : "Je croix fort que nous sommes majoritaires à partager ces valeurs."
Et finalement, être socialiste, ou croire en ce triangle de valeurs, ne veut absolument pas être dans une formation ou militer à gauche.
Ce que je définit dans ce texte sont les valeurs du socialisme, qui le différencie des autres tendances. Pour moi, c'est l'essence du socialisme, en tant qu'utopie. Après, les modèles socialistes, les projets de sociétés, les actions, ... falyatanafassi almoutanafissoune.
Mais au Maroc de 2008, on peut partager avec certains une ou deux valeurs, mais il ne faut pas oublier le reste. c'est notre mission de socialos.
Ecrit par : mounir | 02.04.2008
La majorité a besoin plus de voir une politique sociale adéquate à l'oeuvre que de mots qui sonnent bien.Ces derniers qui sont constitués par ta trilogie peuvent prêter à confusion comme un slogan de 1er mai.Le socialisme a besoin d'hommes et de femmes dévoués à la cause socialiste dont le comprtement et non le discours serait exemplaire. Des mots et des mots les marocains en ont raz le bole.Il Faut plus de travail et de sacrifices de la part des socialos pour avoir la majorité.
Ecrit par : bachir Maaouni | 02.04.2008
Bachir, ton intervention m'interpelle à plusieurs égards. Je vais essayer d'étaler plus ma réflexion sur les sujets que tu viens de citer :
1 - une politique sociale adéquate à l'oeuvre : je suis d'accord avec toi. Qui pourra dire mieux, sinon les affairistes qui ne cherchent que leur propres intérêts. Mais pour qu'une politique sociale bien pensée soit mise en oeuvre, il faut qu'elle ait la chance de se produire. Je m'explique. Si le premier des parti au Maroc n'a que 50 sièges sur 325, comment veux tu que son programme social soit mis en oeuvre du moment qu'il chercherait une coalition, pour la plupart du temps hétéroclite? Supposons qu'on ait dépassé ce problème de balkanisation et qu'un parti de gauche ait une majorité confortable, comment peut-il appliquer son programme avec un gouvernement parallèle à pouvoir plus élargi ( Conseils consultatifs, conseillers du Roi, Walis, hauts fonctionnaires, Directeurs d'offices publics, ... ) et non soumis à l'épreuve du choix populaire? Encore faut-il souligner que le seul volet social n'est pas la piste à prendre. Dans l'exemple cubain ( éducation, hopitaux, services publics, ... gratuits et de qualité ) ou le social marche, le peuple a des aspiration de démocratie et de modernisme.
2 - "Le socialisme a besoin d'hommes et de femmes dévoués à la cause socialiste" : je te réfère à mon texte Le socialisme a besoin d'hommes et de femmes dévoués à la cause socialiste et spécialement à ce témoignage de Omar : « Pour aller un peu plus loin dans cette réflexion, je pense qu’il faut prendre le temps ensemble, dans le cadre de la préparation de notre congrès, et répondre à la question suivante : Comment faire en sorte qu'une grande partie des militants de l’USFP (pas tous, cela serait sectaire) soient de nouveau considérés comme des exemples à suivre dans leur entourage proche et dans la nouvelle société marocaine ? ». je n'ai presque rien à y ajouter.
3 - "Des mots et des mots les marocains en ont raz le bole" : je peux convenir avec toi cette thèse, mais est-ce notre faute, nous socialos? Après 40 ans de pourriture, une partie des socialistes a PARTICPE à la gestion de la chose publique, mais avouons que bien des choses ont évolué. Nous avons commis des erreurs, c'est sur, mais peut-on transformer le Maroc en 10 ans et avec la configuration actuelle? La pratique a permis de voir qu'on sait pas faire et j'ose croire que personne ne peut faire, par contre, on peut commencer à faire, faire le bilan, rectifer le tir, et continuer à faire.
Finalement, je souhaite juste faire une précision en réaction à ta phrase : "Ces derniers qui sont constitués par ta trilogie peuvent prêter à confusion comme un slogan de 1er mai". Mon texte n'est ni feuille de route, ni programme à appliquer, c'est une réflexion à un retour et une mise à jour des valeurs du socialisme. Dans ma réaction au com de Hmida, j'ai écrit : "Après, les modèles socialistes, les projets de sociétés, les actions, ... falyatanafassi almoutanafissoune."
J'attends ta réaction sur ces éclaircissement.
Ecrit par : mounir | 02.04.2008
Je partage parfaitement l'avis de Hmida, de plus en plus de personne au Maroc comme ailleurs croient à l'équité sociale, à la démocratie et à la modernité, sans s'inscrire dans un modèle socialiste ou se positionner à gauche.
De mon point de vue cela constitue une richesse en soi et non pas un handicap.
Le projet socialiste dans la pratique n'a pas toujours été un projet démocratique.
Socialisme et droit de l'Homme et démocratie n'ont pas toujours cohabiter en harmonie dans plusieurs pays (pays de démocratie populaire : la chine à titre d'exemple)
Les partis dits socialistes de gauche au Maroc n'ont pas su s'ériger en modèle de gestion démocratique de leur problèmes internes.
Ecrit par : Bayt Al Hikma | 08.04.2008
Je conçois avec toi et avec Hmida que ces valeurs ne constitue nullement l'exclusivité d'un socialo. Certes, socialistes, au minimum, croix en ces valeurs.
Si tu suis bien mon analyse, je me dis que mon triangle est intègre, et que je ne peux accepter une valeur sans les autres au risque de tomber dans les exemples cités ou pas dans mon texte : iran, chine, cuba, emirats arabes, ...
Et d'ailleurs, c'est pour cela que je ne pourrai être avec le makhzen, même ce makhzen dit "moderne et éclairé". Il veut le modernisme, sans la démocratie, ni même l'équité sociale.
Ecrit par : mounir | 08.04.2008
Modernité et démocratie et équité sociale vont de pair, au Maroc, il n'y a pas que les militants de gauche qui ont compris ça.
Dans ton commentaire tu ne réagis pas à la question sur la démocratie interne au sein des partis de gauche.
Personnellement et profondément je suis de gauche, mais comment intégrer un parti où je ne suis pas en mesure d'apprendre, de participer aux options et aux décisions, d'agir et de m'épanouir ?
Quel parti de gauche a opter pour les élections libres et transparente pour élire ses instances dirigeantes ? la plus part des ces partis optent pour "lajnat attarchihate" "wamaadraka ma ljanat attarchihate"
Tu vas rire si je te dis que certains critères de choix des membres des instances dirigeantes ce certains partis de gauche sont : la docilité et surtout l'appartenance à un clan et surtout avoir un protecteur (corrige moi si je me trompe)
Ecrit par : Dalila | 08.04.2008
@ Dalila : Nos partis progressistes sont très conservateurs la dessus :)
Je te renvoie à un ancien texte : http://moidanstousmesetats.blogspirit.com/archive/2008/01/07/في-اعادة-الاعتبار-لمفهوم-النضال-و-العمل-السياسي.html
tu trouveras mon opinion sur le sujet évoqué.
Merci pour ta visite.
Ecrit par : mounir | 08.04.2008
قرات بإمعان مقالتك حول "إعادة -الاعتبار- لمفموم النضال والعمل السياسي ووقفت عند :
كلمات مثل الفرد والصالح العام ، واظن شخصيا أن هذه المفردات هي ذات حمولة تسوجب التوضيح والتفسير.
كيف نستطيع داخل إطار معين سواء أكان حزبا أو جمعية مدنية أو المجتمع برمته أن نعيد الاعتبار للفرد وفعل الفرد ، كيف يستطيع ذلك الفرد أن يحقق البعض من داته ومن طموحاته اخل الجماعة، كيف يستطيع ذلك الفرد أن يحافظ على شخصيته، وكرامته وأن لا يضحي بها لصالح المجموعة, كيف يستطيع ذلك الفرد أن يختار بكل حرية ومسؤولية الطريق التي يريد أن يسلكها ليحقق ما يعتبره الأحسن والأفيد له وللجماعة وأخيرا كيف يستطيع أن يستفيد الفرد من وجوده داخل جماعة معينة ليظور إمكاناته وقدراته على العطاء
أظن أنه حان الوقت لتأخذ الأحزاب السياسية وجمعيات المجتمع المدني على عاتقمها توضيح ذلك
ملاحظة جزئية : عندما أتكلم عن الطموح الفردي لا يجب خلطه بالانتهازية ،
التي يجب محاربتها
Ecrit par : بيت الحكمة | 08.04.2008
@ Bayt Al Hikma : Tu me poses une grande problématique et il me faut peut être plus d'espace qu'un simple commentaire pour pouvoir essayer de donner mes éléments de réponse. Je tacherai d'être succinct en donnant ma vision des choses : Le parti politique, l'association, le syndicat, ... est un concours de personnes qui partagent certaines valeurs et qui travaillent pour faire valoir un projet, une utopie. Dans la mise en place des stratégies, lors des prises de positions ( almawa9if ), ... on peut diverger. Ceci étant, le cadre dans lequel nous nous sommes rassemblés doit nous permettre d'exprimer nos différences. Les formes d'expression sont multiples pour casser ce que j'ai appelé "istibdadou attawafou9" ( le totalitarisme du consensus ), qui est notre sport national, sans pour autant tomber dans la création de courant d'hommes et non d'idées! Quant à l'ambition personnelle ( je suis d'accord pour ne pas la confondre avec l'opportunisme ), elle est naturelle. Sans aller dans des exemples bidons, rien que le fait de faire triompher ses idées, dans la démocratie, dans un groupe peut s'averer une satisfaction à l'ambition personnelle. Maintenant, comment l'individu peut sauvegarder sa personnalité au sein de ce groupe, je te renvoie au premier paragraphe ( sur les mécanisme de gestion des différences ). Maintenant, pour parler de ce qui se passe dans les organisations que tu as cité, et je conçois qu'elle présente plusieurs faiblesses, je me demande aussi, est-ce que l'individu a la prédisposition de s'épanouir? A-t-il le courage de le revendiquer? Là, je vais te renvoyer vers un autre cri que j'ai lancé au sein de mon parti ( à comprendre dans plusieurs sens ) : http://moidanstousmesetats.blogspirit.com/archive/2008/02/25/اين-انت-ايتها-القوات-الشعبية؟.html Merci de m'avoir permis, avec tes problématiques, d'éclaircir mes propos.
@ Dalila : Quand tu dis "Modernité et démocratie et équité sociale vont de pair", je te renvoie aux conservateurs. Eux, version islamiste, veulent l'équité sociale et la démocratie, mais celle qui existat il y a 14 siècle! Si nous sommes d'accord sur ton postulet, je n'aurais jamais écris mon texte.
Ecrit par : mounir | 08.04.2008
La question est intéressante, j'aurais aimé une réponse plus générale, car je ne connais rien au Maroc. Je m'étais demandé à une époque, comment peut-on être anti-capitaliste? Mon texte ne m'avait pas plut, mais le tiens me donne envie de le retravailler.
Ecrit par : castor | 10.04.2008
@ Castor : Et si on la travaille ensemble, cette réflexion sur l'anti-capitalisme? Je suis en train de travailler sur le rassemblement de gauche à Casablanca, et au Maroc, pourquoi pas dans le monde?
Ce texte, en plus de circonstance spécifique chez nous, c'est un méa culpa, une vision qui peut être extrapolée par ailleurs.
Ecrit par : mounir | 11.04.2008
Oke, pourquoi pas.
Voici mon adresse internet "politique" : castorpolitique @ g mail . com
Sans les espaces bien sur. Si tu m'ecris, je t'envoie mon texte.
A+
dd
Ecrit par : castor | 14.04.2008
C'est fait castor.
J'espère bcp de succès à cette collaboration.
Ecrit par : mounir | 14.04.2008







