25.04.2008
Ma contribution à la rédaction de la charte Education – Développement
Je vous livre ici ma contribution concernant la charte Education – Développement :
Moi, Entrepreneur, m’engage à :
· Aider les écoles en leur donnant l’occasion de découvrir mon champs de travail.
· M’ouvrir aux écoles et universités, via des stages, des visites, … dûment encadrés.
· Aider, dans la mesure du possible, à créer des synergies de R&D.
Moi, Intellectuel, acteur politique, syndical, associatif, m’engage à :
· Mettre la problématique de l’école marocaine au centre de mes intérêts.
· Mettre mon savoir à la disposition des écoles.
· Encourager les activités para-scolaires.
· Contrôler la généralisation, la qualité et l’efficience de l’enseignement.
· Encourager le savoir, l’apprentissage et la culture.
Moi, citoyen, m’engage à :
· Respecter l’école, les écoliers, les étudiants, les enseignants et le corps éducatif.
· Promouvoir le rayonnement des écoles dans mon entourage.
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21.04.2008
Appel de l'initiative Education Développement

Prenant en considération cette recommandation faite par le rapport du Conseil Supérieur de l’Enseignement :
« L'école a besoin de soutien pour améliorer les conditions d'enseignement et pour être soulagée des problèmes qui la dépassent (conditions sociales, violence, …) et nécessitera davantage d'attention de la sphère intellectuelle, médiatique ou politique. »
et partant des divers témoignage reçus depuis le lancement de l’initiative il y a 8 semaines, les participants ont convenu de poursuivre leur action an vue de :
- Animer le débat sur les questions insuffisamment abordées, comme :
o la langue et l’éducation,
o l’entreprenariat à l’école,
o les nouvelles technologies,
o la citoyenneté
- Promouvoir une démarche individuelle inscrite dans une orientation collective, par la rédaction d’une charte complémentaire aux réformes techniques que proposera le gouvernement.
o Une charte, en quelques points ou commandements, dans un style simple et accessible à tous, faisant appel à l’engagement moral de tous les intervenants dans le système éducatif : enseignants, parents, apprenants, responsables et autres acteurs économiques, sociaux et politiques.
o Appelant au respect de l’éthique et au comportement citoyen et responsable, cette charte ferait l’objet de la diffusion la plus large afin de recueillir une adhésion pratique et massive.
UN APPEL EST LANCE A TOUTES LES BONNES VOLONTES POUR LA REDACTION DE CETTE CHARTE.
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15.04.2008
20 Avril : Education - Développement

Partant d’une conscience citoyenne, plusieurs personnes ont initié une action de large sensibilisation aux problèmes du système éducatif marocain. Appelée au départ initiative « Sauvons notre système éducatif marocain », les initiateurs ont adopté l’appellation finale : « Education – Développement », qui témoigne de la relation inextricable entre l’éducation et le développement ( humain, économique, … ) du Maroc.
L’initiative ne vise pas à formuler les solutions et encore moins à prescrire les recettes aux problèmes et dysfonctionnements du système éducatif, mais à poursuivre sur la voie de la sensibilisation et de la mobilisation citoyenne.
Les réformes ne réussiront que si elles sont appropriées, accompagnées par l’ensemble des citoyens, par l’ensemble des acteurs de la société.
L’initiative doit contribuer de manière active et participative à ce que le système éducatif :
- soit en symbiose avec les objectifs de développement et les chantiers d’infrastructures lancés dans le pays,
- inculque et diffuse les valeurs de citoyenneté, de l’égalité des chances et des acquis,
- assure une formation adaptée aux défis de la société moderne, la société du savoir et de l’information, la société des changements rapides et des révolutions scientifiques et technologiques,…
- contribue à réduire les disparités sociales et spatiales.
Nous souhaitons l’adhésion du plus grand nombre de citoyens à notre initiative pour exiger une action urgente et déterminée.
Une rencontre est organisée à cet effet le Dimanche 20 Avril à l’ESCA (7 Rue Abou Youssef EL KINDY, Bd Moulay Youssef ) à Casablanca, à 10h, pour discuter notamment des perspectives de l’initiative et du rôle que pourrait avoir le citoyen pour l’amélioration de notre système éducatif.
Site web : www.education-développement.org
Email : edudevmaroc@gmail.com
Sms : 018 40 44 44

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10.04.2008
Une pensée spéciale à M
M est une jeune fille de 16 ans. Elle a du commencer à passer son Bac aujourd'hui.
M, et nombre de ses amies lycéennes de Marrakech, est atteinte de la méningite.
J'aurais aimé tant parlé de M, de sa vivacité, sa gentillesse ... aujourd'hui, alors qu'elle souffre, je veux juste exprimer ma compassion. Que M transmet à M ce petit mot.
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19.03.2008
Ceci se passe en Palestine

she is selling sesemi to help her family and doing her home works
fuck this world
11:05 Publié dans Economie - Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.01.2008
Le livre noir et blanc du patronat.
J’aurais aimé ne pas rentrer dans une posture d’opposition à l’encontre des entreprises au Maroc. J’avoue que j’ai beaucoup d’estime pour certains patrons qui oeuvrent pour l’amélioration du rendement de leurs unités, à leur perfectionnement, à leur rentabilité ( une des premières missions d’un patron ), mais conjuguent également la dimension sociale de leur entreprise dans le processus de croissance. Les Petites et Moyennes Entreprises PME se battent aujourd’hui pour se faire une place au soleil devant une prédominance et une omnipotence des dits champions nationaux. J’aurais aimé certes, tant dire de ces patrons qui croient à l’élément humain et à son épanouissement, qui crée inéluctablement les conditions propices d’un développement positif du business, mais l’actualité aujourd’hui me pousse à parler de certains patrons, qui n’ont rien compris, qui ne comprennent pas ou qui ne veulent pas comprendre. Les patrons en question, sont ceux qui se croit encore dans l’ère où les lois de finances se faisaient au bon gré de certaines entreprises choyées. Les patrons en questions sont ceux qui ont profité de l’ère de la « marocanisation », ces patrons qui ont hérité d’entreprises gagnant beaucoup d’argent, favorable à éterniser le protectionnisme rentier, et qui ne veulent en aucun cas, partager une quelconque production de valeur avec le salariat.
Le Maroc a noué depuis une décennie avec un cercle vertueux de croissance qui a résisté à toutes les mauvaises conjonctures ( attentas du 11 Septembre, Sécheresses, .. ) en maintenant un taux de croissance, certes pas tout à fait suffisant, mais au delà de 4% sur la dernière décennie. Nous jouissons également d’un spectaculaire développement de projets structurants mobilisant des fonds jamais atteint dans le pays et à une vitesse de réalisation jamais atteinte même dans des pays bien plus avancés. Personne ne peux nier que cette dynamique a été très favorable aux entreprises marocaines, en témoignent les massifs flux d’investissements étrangers. Une autre façon de constater, et non des moindres, de cette embellie dans le ciel des entreprises marocaines est l’évolution retracé dans les chiffres du classement établit par l’édition « les 500 plus grandes entreprises marocaines » dont la notoriété n’est plus à contester.
Sur la fiscalité et le pouvoir d’achat.Comme nous nous réjouissons de ce climat propice dans lequel évolue l’entreprise marocaine d’aujourd’hui, et comme nous souhaitons que le trains des réformes aille plus loin dans la transparence de l’administration, dans l’amélioration des processus judiciaires et leur équité, nous nous attendions à ce que le fruit de cette croissance vertueuse et porteuse d’espoir dans l’avenir de notre pays soit partagée. Et bien non ! malheureusement le constat est alors décevant. Encore faut-il constater qu’en compagnie de cette conjoncture favorable, nationale et internationale, il surgit un élément incontournable qui est l’inflation. Le pouvoir d’achat des marocains ne cessent de reculer et la précarité reste de mise.
A cette problématique, on avait attendu que les pouvoir publics se lancent dans la continuité de la mesure du réaménagement de l’IGR comme moyen de redistribuer équitablement les fruits de cette croissance, nous avons été déçus par le détournement de cette dépense fiscale vers un abattement de l’IS. Ce dernier point, qui est certes une mesure importante dans l’encouragement de l’acte d’entreprendre et l’alignement du pays sur ses concurrents, ne profite malheureusement qu’à une minorité d’entreprises. En effet, cette mesure à elle seule est loin de convaincre certains de sortir de l’informel, qui nécessite encore plus d’effort de tous les partenaires, mais aussi fait en sorte que les PME restent dans leur canevas basique car elle ne résout nullement leur éternelle problématique : le financement et l’accès équitable aux marchés.
Par contre un réaménagement de l’IGR aurait permis à nous citoyens lambda de voir la pression de la cherté de la vie diminuer et créer l’émulation de la consommation. Ce dernier point est un agent beaucoup plus important pour les entreprises qu’une simple réduction de taxe. En effet, c’est la consommation interne qui fait que l’entreprise, sous d’autres cieux, soit locomotive du développement.
Le patronat et leurs doléances vis-à-vis de l’Etat.Le patronat ne cesse de répéter qu’il a besoin d’une plus grande action de l’Etat dans les réformes. Nous convenons que ces doléances sont tout à fait légitimes, à savoir :
- Les réformes du système judiciaires.
- Les réformes de l’administration en vue de pallier aux lourdeurs administratives.
- L’adéquation de l’enseignement formation avec les réalités du marché.
- L’amélioration du cadre juridique des marchés publics en vue de plus de transparence.
Loin d’une posture d’éternel opposants au patronat, nous estimons que ces doléances sont aujourd’hui nécessaire pour améliorer le climat des affaires au Maroc. Tout comme bon cartésien, et dans un esprit de benchmarking, je me pose les questions suivantes :
- L’enseignement : quelle est aujourd’hui le degré d’implication des entreprises dans l’enseignement au Maroc ? A-t-on pu voir des partenariat mutuellement bénéfique d’une RD au Maroc ? Tout comme partout ailleurs, l’évolution technologique dépasse de loin tout effort de veille, qu’a apporté l’entreprise comme transfert technologique à nos université ?
- Exportation : dans les exportations et le doing business où le Maroc est un piètre élève, que fait l’entreprise ? A-t-on aujourd’hui une vision de création de valeurs, locales ou à l’export ?
- Evasion fiscale : quel rôle joue les fédération de patrons dans l’intégration de l’informel ? Comment explique les patrons que 50% des entreprises ( à en croire Bensouda, patron des impôt ) marocaines déclarent un bilan déficitaire ?
Bonne charité commence par soi-même. Il faut que certains patrons intègrent la responsabilité sociale, économique et politique dans leur raisonnement. Que chacun nettoie devant sa porte.
Les PME comme moteur de l’économie.
Nous sommes tous conscients de l’importance du rôle que joue la grande entreprise dans l’effet de taille et dans l’équilibrage de l’économie. Mais en parallèle, la PME qui représente 95% des entreprises et employant plus de 70% de salariés, doit devenir le cœur de toute stratégie de développement du business. Par sa taille, son dynamisme et sa relative liberté, la PME est appelée à produire plus de richesse et à être le maillon fort de la création d’emploi.
A cet égard, nous saluons les efforts colossaux qu’a employé l’Etat pour garantir l’accès de cette tranche d’entreprises aux marché des grands projets structurant. A titre d’exemple, nous citons la réussite dans le domaine des autoroutes et du ferroviaires qui a favorisé la constitution d’un savoir faire local dans ces domaines. L’Etat donne ainsi le modèle aux grandes entreprises pour s’appuyer sur la PME dans le processus de création de valeurs. A ce titre, pourquoi toujours chercher des cabinets de conseil à l’international du moment que nous disposons d’entreprises locales qui ont constitué un grand savoir-faire reconnu même ailleurs ?
…Et les salariés ?
Comment expliquer ce paradoxe ? durant la dernière décennie, le PIB a évolué positivement de plus d’environ 4% par an. Dans la même période, une simple lecture des Chiffres d’affaires des entreprises classées au « 500 » démontrent, qu’en moyenne, le CA des 100 premières entreprises a évolué de plus de 10% ( nous convenons que la rentabilité a évolué au moins de la même manière ). Par contre, les salaires n’ont bougé que de 3% à en croire les enquêtes de la presse spécialisée !
Dans la foulée, et constatant que dans certains secteurs, comme la promotion immobilière, le télécom, le ciment, … réalisent des marges dépassant les 35% ( merci à la transparence, merci à la bourse ), il est tout à fait légitime de demander des efforts à ces agents économiques. S’ils ne souhaitent pas baisser leur prix de vente au grand bonheur des marocains, qu’ils partagent au moins ces résultats avec leurs salariés ! Au moins, qu’ils ne viennent pas après demander des abattements fiscaux, ou réclamer la baisse du coût de l’énergie !
A ceci, nous appelons vivement les entreprises à respecter au moins leur réglementation. Que 35% des entreprises marocaines appliquent les dispositions du code du travail est à mon sens une aberration à laquelle il faut faire face avec intransigeance.
Vers une croissance équitable.Il est certes de la responsabilité de l’Etat d’approfondir courageusement les réformes engagées. Mais il est de la responsabilité de tous de garantir la répartition de la croissance sur toute la population. Encore faut-il souligner la responsabilité des banques et autres institutions de financement dans le rôle de l’animation de l’économie. Le financement de l’économie ne s’arrête pas dans l’octroie de prêts immobiliers garantis par l’Etat, ou la création de fonds d’investissement destinés aux grands, il faut également soutenir la PME dans son processus de développement et aider les porteurs de projets pour la concrétisation de leurs entreprises.
L’Etat, en tant que régulateur du marché, doit à son tour favoriser la croissance équitable par la répartition juste des richesses.
Mounir BENSALAH.
16:00 Publié dans Economie - Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.01.2008
Sécurité des chantiers.
Le nouveau drame de Kenitra remet sur la question de la sécurité dans les chantier au devant de la scène. Ce drame qui a coûté la vie à 18 personnes et a fait une trentaine de blessés, ressemble à un autre, camouflé, qui a secoué, il y 2 mois, la ville du détroit, impliquant un grande entreprise du bâtiment opérant en bourse. La cause de l’accident de Kenitra comme celui de Tanger seraitt le non respect des règles élémentaires des travaux et qui impose un délai minimale de prise de béton, et peut être encore l’absence d’étude géotechnique viable ( il est à noter qu’elle n’est pas obligatoire par la force de la loi ! ). Quoiqu’il en soit, nous ne pourrons qu’être tristement émus des drames qui surgissent sur nos chantiers, surtout de bâtiment et solidaires aux victimes et leurs familles.
De cette actualité, je souhaite éclairer l’opinion publique sur les causes et les coûts de la non-sécurité ( à ne pas confondre toujours avec insécurité ) dans le Maroc d’aujourd’hui. Ainsi, souhaitons-nous promouvoir une culture de respect des normes et l’encouragement à plus de prudence afin de préserver des vies humaines. Nous distinguons ici de 3 niveaux de raisonnements : la sécurité et les inerties culturelles, la non implication des entreprises et le cadre réglementaire.
Ayant vécu un drame dans un chantier qui a coûté la vie à une personne, et malgré que l’enquête interne et légale a révélé que toutes les mesures de sécurité ont été respectées, ce drame me hante toujours. Je considère que la première de mes responsabilités est de faire en sorte que les personnes qui travaillent avec moi, rentre intègres à leur foyer en fin de travail. C’est dans cette optique que je participe aujourd’hui à vulgariser l’importance du respect des normes de sécurité.

Exerçant moi-même dans des travaux de chantiers, je suis amené à imposer certaines règles élémentaires de sécurité dans les espaces de travail. Il n’est pas sans amertume de révéler de part mon expérience, et celle d’autres collègues, que l’instauration de ces règles se bloque le plus souvent par une forte inertie de la part des ouvriers et même des cadres. Ceci est à mon sens est la résultante d’une culture, ô combien répandue, d’inertie au changement. Citons à titre indicatif les remarques suivantes :
- « moi, je l’ai toujours fait comme ça, et ça a toujours marché ! » : cette phase-argument revient souvent de la part des ouvriers. Je ne sommerais jamais personne d’indiscipline, mais l’exemple du casque pour les conducteurs des cyclomoteurs est une illustration de ce refus de se soumettre à des règles de sécurité.
- Le fausse croyance au « mouktab » : tout un chacun estime que si accident a lieu c’est un destin qui nous guette fatalement, et de ce fait, rien ne justifie de prévenir.
- La non-implication du personnel et le manque de formation : le personnel qui se voit imposer des règles de sécurité sans en être sensibilisé considèrent ces mêmes règles comme étant des contraintes en plus tout comme ce superviseur qui veille à leur respect. Les employés jouent alors à la figuration, respect des règles de sécurité devant les caméras des responsables.
Est-il aussi intéressant de constater que nous partageons une culture méditerranéenne de non aboutissement du respect des règles. Sommes-nous pour autant révolutionnaires ? Non, mais nous avons ce manque d’esprit d’application et d’implication.
La responsabilité des entreprises.
Il a été considéré pendant longtemps chez les patrons marocains que la sécurité, tout comme la qualité, représente des dépenses en plus et une entrave à la productivité. Les acrobaties les plus folles dans les chantiers ou les usines ont été toujours considéré comme des actes de courage, de leadership. Les patrons allaient encore plus loin en bonifiant les acteurs !
Aujourd’hui, les mentalités changent, enfin un peu. Depuis que le rating en matière de sécurité devient un des critères fondamentales dans la courses aux marchés, et depuis que les assurances ont durcis le ton en rehaussant les montants des polices en fonctions du nombre d’accident, nos patrons ont mis dans leur priorités le respect de la sécurité. Reste encore à résoudre le problème de l’informel : ces entreprises qui travaillent en toute illégalité, sans papiers, ces ouvriers embauchés au « moukef » sans couverture, … Je vous renvoie aux images quotidiennes des chantiers de bâtiment qui décorent nos villes et aux risque que le commun des mortels remarques et pour les ouvriers et pour les piétons et automobilistes de passage.
L’Etat et le cadre législatif.
Inutile de rappeler que le cadre législatif a grandement évolué dans le sens positif durant la dernière décennie, notamment par l’entrée en vigueur du code de travail, la promulgation de normes marocaines, … mais le rôle de l’état est appelé à évoluer.
Les marché publics, notamment à travers les CCAG, a imposé un minimum aux entreprises. Chaque administration ou office publics ajoute des règles de sécurité liées à l’activité de son action. Mais, nous constatons avec regret que ces règles s’appliquent uniquement aux entreprises réglementaires et structurées, qui sont déjà par ailleurs pénalisées par une concurrence déloyale de l’informel. Le rôle de l’Etat régulateur est de faire en sorte que la sécurité soit l’affaire de toutes les entreprises. Il est appelé également à instaurer des normes plus précises quant à la gestion des risques au niveau des chantiers, usines, mines … et autres lieux de travail. Non seulement produire des normes, mais rendre leur application obligatoire et trouver les moyens adéquats pour contrôler leur respect.
En continuation à ce dernier point, je propose qu’on rassemble les textes, normes, et autres réglementations et littératures abondantes des établissements publics dans un seul recueil normatif et rendre son application obligatoire. L’Etat est appelé également à œuvrer pour faire entrer le secteur informel dans le circuit légal et veiller au respect d code du travail par tous.
La sécurité est un élément important dans la mise à niveau de nos entreprises. Le premier argument en faveur de cette conclusion est non des moindres : préserver des vies humaines. Il est nécessaire que nous nous impliquons dans le renforcement des mesures de sécurité dans nos lieux de travail, dans nos chantiers, …Un minimum de respect et d’engagement de tous pourra arrêter l’hécatombe.
Mounir BENSALAH.
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30.11.2007
Le pouvoir d’achat : et si on en parle ?
Le pouvoir d’achat des marocains ne cessent de diminuer d’année en année. En économie, et par simplification, on assimile cette notion au ratio calculé de la division de l’indice des revenus sur l’indice des prix. Or les revenus des marocains ont presque stagné depuis les années 80, mais les prix n’ont jamais cessé de grimper.
Les ménages marocains touche concrètement cette baisse du pouvoir d’achat en mesurant leur panier. Les prix des denrées alimentaires, des hydrocarbures, … ont connu de fortes progression alors que les revenus ont stagné. La crainte sur la précarité est grande du moment qu’aucun signal des pouvoir publique ne vient rassurer.
Alors que l’aménagement de l’Impôt Général sur les Revenus a suscité un espoir avec son application en 2007, la loi de finance actuelle n’est pas allé en prolongement de cette démarche. En effet, de grandes dépenses fiscales prévue par le projet de la loi de finances 2008 sont allouées aux grandes entreprises et aux banques ou assurances. Connaissant parfaitement la nature des grandes entreprises marocaines, essentiellement constituées de firmes internationales, d’entreprises à capital étrangers ou d’entreprises familiales bâties sur les rentes des années de plomb financiers, ces cadeaux fiscaux iront droit vers l’étranger ou dans la poche des plus riches !
Le projet de loi propose de réduire l’Impôt sur les Société IS de 35% à 30% et de 39,5% à 35% pour les banques/assurances. Je ne conteste pas l’effet d’une telle mesure sur l’incitation à l’investissement et l’alignement du Maroc sur les pays concurrents certes, mais n’est-il pas plus judicieux pour un gouvernement à vocation sociale de canaliser ces dépenses directement vers le citoyen ? N’est-il pas plus appréciable de redonner confiance aux citoyens par l’accroissement de leur pouvoir d’achat après un score de 37% ( taux de participations aux dernières législatives ) ?
Durant 10ans, et au nom de la sacralité des équilibres macro-économiques, le citoyen a subi une forte régression de son pouvoir d’achat. La croissance économique enregistrée n’a pas été suffisante pour agir sur le chômage, la pauvreté ou la précarité. Et malgré tout, le citoyen, n’a cessé de consommer.
Le coût de la vie quant à lui augmente exponentiellement, surtout pour les denrées alimentaires, principales préoccupation des marocains et première pierre de la pyramide des besoins. Ainsi, les prix des produits alimentaires de base ont connu une augmentation de plus de 6% sur les dix premiers mois de l’année.

Outre le panier alimentaire qui dévore le grand du budget des ménages, la flambée des prix des carburants ( hausses précédentes et prévisibles ), l’envolée spéculative de l’immobilier, … sont autant de facteur qui plombent le pouvoir d’achat. Il est naturel que l’on pousse un grand cri d’alarme sur cette situation alarmante qui ne fait que précariser de plus en plus la classe moyenne, moteur socio-économique du pays.

La diminution du pouvoir d’achat entraîne fatalement la baisse de consommation liée étroitement à la croissance. Et au moment où les protestations contre la vie chère deviennent plus virulentes parce que la question touche le fond ( En témoignent les évènements de Sefrou ), la réactivité publique est de loin mal adaptée. Les crispations du pouvoir d’achat sont aussi et surtout la résultante inextricable de la stagnation des salaires.
16:35 Publié dans Economie - Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note







