01.02.2008

Le plan de lutte contre le réchauffement climatique de l'UE suscite des réactions mitigées

La nouvelle feuille de route environnementale rendue publique par la commission europpéenne reçoit des réactions mitigées de la part des acteurs politiques, sociaux et économique. Ce plan qui s'annonce comme mesure de bonne fois des européens quant au processus de Bali et en continuité du protocole de Kyoto, assignes aux pays des 27 une réduction allant jusqu'à 30% des émissions de Gaz à Effet de Serre GES d'ici 2020 comparativement ave les niveaux actuels.

Ces mesures ambitieuses mais sérieuses devraient faire penser les USA, la chine et l'inde à leur positions, surtout que l'allié australien ( après la victoire des socialistes ) a exprimé par le biais de son nouveau premier ministre l'adhésion de son pays au protocole de Kyoto. les USA accusent la chine et l'Inde d'être les grands pollueurs de notre planète ( ce qui est vrai ), mais ces derniers répliquent qu'ils n'ont emprunté le train du développement que dernièrement, de ce fait, ils demandent un traitement différent de celui des USA et qu'un délai de grace leur soit donné!

Les objectifs assignés à chaque pays de l'Union sont comme suit.

Objectifs différenciés par pays, émissions de GES (part d'EnR dans l'énergie finale) :

Autriche, - 16% (34%)
Belgique, - 15% (13%)
Grande-Bretagne, - 16% (15%)
Bulgarie, + 20% (16%)
Chypre, - 5% (13%)
Rép. tchèque, + 9% (13%)
Danemark, - 20% (30%)
Estonie, + 11% (25%)
Finlande, - 16% (38%)
France, - 14% (23%)
Allemagne, - 14% (18%)
Grèce, - 4% (18%)
Hongrie, + 10% (13%)
Irlande, - 20% (16%)
Italie, - 13% (17%)
Lettonie, + 17% (42%)
Lituanie, + 15% (23%)
Luxembourg, - 20% (11%)
Malte, plus 5% (10%)
Pays-Bas, - 16% (14%)
Pologne, + 14% (15%)
Portugal, + 1% (31%)
Roumanie, + 19% (24%)
Slovaquie, + 13% (14%)
Slovénie, + 4% (25%)
Espagne, - 10% (20%)
Suède, - 17% (49%).

Un article très intéressant sur le sujet est disponible sur le site de la revue Actu-Environnement.

Personnellement, je continue à me faire pourrir la poitrine à Casablanca où l'air devient de plus en plus troublant. Ma mère ne cesse de me répeter à chaque fois qu'elle me visite et en découvrant l'énormité de poussière noire déposé sur le balcon de mon appartement, que mes poumons deviendraient noirs! Elle me conseille vivement de trouver un travail dans une autre ville plus propre. De ma part, je lui réponds toujours que je milite dans une association pour rendre notre environnement meilleur. Elle rit comme d'habitude et me souhaite bon courage.

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16.12.2007

L’éducation à la protection de l’environnement.

 

La désertification, la déforestation, la rareté de l’eau et les risque de sa contamination, le changement climatique, … sont autant de menaces qui planent sur notre quotidien au Maroc comme ailleurs.

La pression qu’exerce l’humanité sur les ressources naturelles est de plus en plus forte. La sensibilisation à ces problèmes se poursuit. Les effets sont aujourd’hui palpables et ne sont plus du ressort des films de science fiction ( voir surtout The day after tomorrow Hollywood, 2003 ).

Comment combiner développement économique, social, humain, … et durabilité des ressources ? Comment agir sur nos modes de comportement pour préserver l’environnement, vital à la continuité de notre espèce ? Ce sont autant de question que se pose l’humanité avec insistance depuis le début du siècle dernier. « Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont le droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature" ( principe 1. Déclaration de RIO- Juin 1992 ) ».

Dans cette lutte verte, l’éducation à l’environnement est un des outils de création d’une conscience collective capable de prémunir l’humanité de catastrophes apocalyptiques.

  L’environnement.  

Toute analyse raisonnable de ce sujet nous accule à donner une définition, certes difficile, à ce qu’est l’environnement. Il peut être vu sous plusieurs angles et ainsi prendre différentes définitions. En effet, il peut être vu comme un problème à résoudre, comme donnée naturelle à administrer, comme nature à apprécier, comme biosphère où il faut garantir notre symbiose durable, ou comme ressources à exploiter avec modération. Mais en fait, quoique nous ne pourrons adopter une définition et bannir les autres, il faut traiter du sujet d’une manière citoyenne et engagée. Pour ce faire, je vais essayer de vous expliquer, en exprimant le besoin, comment nous pourrons participer quoique par de petits gestes à conserver notre patrimoine environnementale national et humain.

Le monde vit actuellement une dégradation incroyable de ces ressources et sources de vie. Les changements climatiques, la rareté de l’eau,  le trou d’ozone, la désertification, … sont autant de problèmes vitaux qui doivent s’inscrire dans le souci de tout humain. Ces problèmes combinés à ceux liés au développement durable dans les pays démunis : pauvreté, analphabétisme, difficile accès à l’eau, … entravent réellement toute stratégie d’amélioration du cadre de vie de l’humanité et tue l’espoir de la prospérité de notre espèce. Sans trop rentrer dans les détail, la dégradation de notre environnement vécue dans les 5 ou 6 dernières décennies est supérieur à celle vécue depuis la nuit des temps.

Le Maroc, pays en voie de développement, n’échappe nullement à la règle. L’environnement naturel est en perpétuelle dégradation, nos ressources hydriques se voient très limitées et peuvent faire signe de rareté dans les 20 ans à venir, nos villes sont malheureusement très sales et un marocain sur deux est analphabète.

Dans un autre volet, nous sommes poussés à comprendre l ‘enjeu mondial et la situation des traités ratifiés dans ce sens. La conférence de Rio qui s’est tenue en 1992 constitue une rupture dans la perception des enjeux collectifs par la communauté internationale. C’est en effet la première fois que les risques majeurs de dégradation des ressources naturelles et leurs conséquences : perte de biodiversité, changement climatique, désertification, catastrophes environnementales liées aux polluants industriels, raréfaction des ressources halieutiques, dégradation des sols et épuisement des ressources en eau (faisant entrevoir le risque de pénuries alimentaires) ont été reconnus dans leur ensemble par la communauté des États, au “ Nord ” comme au “ Sud ”.

    Education à la protection de l’environnement sur le terrain.    

 

   

Le concept de l’éducation à l’environnement n’est pas né d’aujourd’hui. Plusieurs programmes internationaux de coopération ont manifesté un grand intérêt à la question. L’éducation à l’environnement permet d’inculquer aux jeunes générations les comportements et réactions idoines pour la protection de l’environnement.

L’éducation à l’environnement n’exclue pas les grands. Cela permet aux personnes de revoir leurs habitudes en harmonie avec la préservation des ressources naturelles. En 1997, le programme GreenCom de l’USAID a, entre autres, permis à la commune de Zougha, par le concours de tous les acteurs locaux ( population, élus, autorités, ONG ) de réfléchir ensemble et à diagnostiquer leur comportement et leur mode d’organisation. Résultat : rationalisation du lieu de dépôt d’ordures ménagères.

Le Réseau des Ecoles Vertes REV, initié par l’Association Mon Environnement pour le Développement AMED, les ministères de l’éducation, de la jeunesse et de l’environnement, associations de parents d’élèves, avait pour but :

 
  • Sensibiliser les petits écoliers aux problèmes écologiques.
  • Créer un réseau d’écoles qui partagent, mettent en concurrence et développent leurs expériences.
  • Edifier la base d’une étude sur l’éducation environnementale en partenariat avec les acteurs de l’enseignement.
  • Participer à faire de nos enfants des citoyens exemplaires attachés aux valeurs civiques.
  L’approche adoptée  a été de faire participer les écoliers par leurs activités à découvrir leur environnement. La fédération nationale des clubs Connaître et Protéger la Nature est une assemblée d’associations locales en France de clubs de jeunes. L’appui à ces associations est caractérisé par un site web ludique (http://www.fcpn.org/ ), une revue « La liaison des terriens » ( plus de 1500 numéros ! ) et plusieurs publications. Elle regroupe plus de 400 clubs d’Europe et d’Afrique pour « l’éducation populaire, et plus particulièrement le développement de la culture naturaliste chez les jeunes et pour tous ceux qui le désirent ».     L’association Oiseau sous l’égide de l’office international de l’eau organise quant à elle des cycle de formation aux formateurs pour :
  • Faire acquérir une culture concernant les ressources, les usages, la pollution, la protection de l'eau.
  • Faire acquérir des gestes et des réflexes concernant ces mêmes domaines.
  • Faire acquérir des comportements individuels et collectifs, responsables et respectueux d'une eau partagée et protégée.
    Conclusion. La question environnementale nous interpelle aujourd’hui pour demain. Conscient du fait que « ce ne sont pas nos parents qui nous ont légué la terre, ce sont nos enfants qui nous la confie », il est de notre devoir aujourd’hui de repenser le développement sous l’ongle de la préservation des ressources. L’éducation à l’environnement est capable un moyen de faire émerger une conscience collective des dangers qui planent sur notre avenir et celui de notre progéniture. Oeuvrons

tous pour la promouvoir, ne serait-ce qu’au sein de notre famille.

 

Mounir BENSALAH

Article publié sur les colonnes du journal Libération du 13/12/2007

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Climat : la Feuille de route adoptée à Bali est une étape fondamentale - Ban Ki-moon

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Banki Moon : SG ONU


16 décembre 2007 – Le Secrétaire général de l'ONU a "vivement salué" le résultat de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Bali où 187 pays étaient réunis, après deux semaines d'âpres négociations.
La Feuille de route qui a été adoptée à Bali réalise les trois objectifs visés à son départ, estime le Secrétaire général, dans un message transmis hier par sa porte-parole depuis l'Indonésie.
Ces trois objectifs étaient : lancer des négociations sur un accord global sur le changement climatique, convenir d'un calendrier pour ces négociations et accepter d'y parvenir d'ici à 2009.
"La Feuille de route est une étape fondamentale vers un accord qui puisse répondre à la menace du changement climatique, le défi fondamental de notre époque", affirme Ban Ki-moon.
Ce dernier s'estime aussi "encouragé par la réalisation d'accords permettant de répondre à des questions clefs, immédiatement.
Il s'agit notamment de mesures d'adaptation, de dissémination des technologies et de lutte contre la déforestation.
"Bien qu'il s'agisse de défis à long terme", ces questions ont reçu une impulsion à Bali, affirme le Secrétaire général.
La Feuille de route a été adoptée à l'issue de deux semaines de négociations marathon. Le texte ne prévoit pas de plafonds d'émissions de gaz à effet de serre mais il indique que d'importantes réductions de ces émissions seront nécessaires pour éviter les pires effets des changements climatiques.
Ban Ki-moon est revenu à Bali pour la fin des négociations, après une visite d'une journée au Timor-Leste. La conférence a été prolongée d'une journée et quelques heures avant l'adoption de la Feuille de route l'issue n'était pas claire, ce qui a conduit le Secrétaire général à appeler les délégués à ne pas risquer tout ce qu'ils avaient accompli.
"L'heure est tardive. Il est temps de prendre une décision", a-t-il lancé à l'assistance.
A l'issue de la conférence, le secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Yvo de Boer, a estimé que la Feuille de route constituait un "véritable progrès".
"Les parties ont reconnu l'urgence de l'action sur le changement climatique et ont apporté la réponse politique aux problèmes montrés par les scientifiques".

Source : onu.org

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