23.06.2008
La scène alternative, dans tous ses états
Le plus grand Festival de musique urbaine en Afrique est donc de retour. Rassemblant chaque année des milliers de jeunes marocains( plus de 160.000 visiteurs lors de la 9ème édition ).
En vrai révélateur de talents : Hoba-hoba, Darga, H-Kayne, Fraïre, Haoussa, … les groupes issus de ce festival sont devenus au fil des ans des stars de la jeunesse marocaine. Ils chantent leurs soucis, avec leur langue. Pour les organisateurs « Le Boulevard des Jeunes Musiciens est l'événement phare d'une action à moyen et long terme menée durant toute l'année, avec l'engagement de l'équipe de l'EAC, pour détecter des jeunes musiciens. Le festival leur offre l'opportunité de jouer sur une scène dans des conditions professionnelles. Ainsi, et depuis 8 ans, une scène alternative s'est développée, des concerts ont eu lieu régulièrement dans la salle de la F.O.L (gérée auparavant par l'EAC), ainsi que dans différents complexes culturels. »
Mettant en compétition plusieurs groupe, le Festival programme également des scènes pour des musiciens débutants et reconnus, au grand bonheur du jeune public marocain venu des 4 coins du Royaume.
Parlons boulevard et surfons sur l’euphorie de cette jeunesse émancipée qui reflète un Maroc nouveau :
KHALDOUN JALAL ( Musicien ).
« Je pense que c'est grâce au boulevard qui a eu cette vague de jeunes groupes de musiciens, et c'est aussi grâce a lui que ces musiciens ont évolué et sont devenus créateurs et compositeurs. bonne chance au Boulevard de cette année. »
GNAWA STORM ( Groupe de musique ).
« Eh bein, le boulevard comme idée c’est nouveau chez nous!! enfin on adopte quelque chose de bon pour les jeunes, et par eux même.
Pour moi le boulevard c’est aussi un mauvais souvenir parce que après le premier prix qu on a eu en 2003 on a beaucoup souffert. On a été écartés après pour ne pas déranger les autres groupes.
Dans la foulée, je vous invite à écouter notre chanson « Goulou l3am Zine » dédiée à Sidi Ifni, chanson inspirée d’un texte de blog »
Amal MELLOULI ( Etudiante ).
« C’est une revendication de notre génération. Une œuvre d’une jeunesse qui n’a pas baissé les bras devant les conservatismes. Nous allons au Boulevard pour chanter et nous exprimer à notre manière. C’est magnifique que l’on soit des milliers de jeunes, de toutes les régions du Maroc, chantant et dansant dans un festival, fait par et pour nous exclusivement. »Nabil OUCHAGOUR ( Cadre en Communication ).
« Pendant les années 80 et 90, la seule musique qui parlait aux jeunes était celle de nass el ghiwane, jil jilala ou quelques autre troupes formées dans les années 70. Celles-ci constituées par de grands artistes certes et porteurs de messages. Etant adolescent à cette époque, je me demandais s’il n’y avait pas de jeunes talents issus de notre génération et qui seraient porteurs de nos paroles, nos craintes et nos reves. Comme disait Oscar Wilde « la musique met l’âme en harmonie avec tout ce qui existe ». On en rencontrait tous, heureusement, des jeunes virtuoses de la musique dans notre classe, dans notre famille ou pendant les vacances. Malheureusement, ces jeunes n’arrivaient pas à percer, les plus réalistes d’entre eux, tenaient à leurs études, et finissaient par croire, à tort ou à raison, que la musique ne pourrait être que loisir. L’Boulevard est venu, en 1998, pour canaliser ces énergies, les initiateurs de ce projet ne savait peut être pas le succès que ça allait donner, mais avaient sûrement de grandes ambitions et surtout un grand rêve de jeunesse, celui de mettre en avant des jeunes inconnus. Je dirais qu’ils ont fais plus que ça, puisque c’est toute une génération qui s’est illustré, toute une génération qui s’est retrouvé à travers cette nouvelle vague. Preuve en est, la dixième édition du festival qui est revenu sur l’un des fondamentaux «tremplin».
Jim Morrison a dit «nous nous cachons dans la musique afin de nous dévoiler », je remercie toutes les forces vives derrière ce festival parce que parmi tous les autres festivals, de qualité, qui existent en ce moment, c’est le seul qui, en plus d’être un événement culturel, est surtout utile pour la jeunesse de notre pays. »
01:08 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : boulevard, musique, scène alternative, gnawa stom, khaldoun jalal
31.03.2008
Darga, les cactus chantent pour les jeunes du Maroc.
Le groupe Darga ( traduisez Cactus ) est un des groupes stars de la musique jeune au Maroc. Composés de 10 musiciens, le groupe sort un album en 2008 intitulé : STOP-BARAKA. Dans la logique de ces jeunes, la musique est l’expression « ce qui se passe actuellement au Maroc et sur les réels problèmes de la jeunesse ». Ayant connu désormais une célébrité qui dépasse les frontière du Maroc, le groupe se produit sur plusieurs scènes internationales, exportant ainsi la nouvelle image musicale et culturelle du Maroc. Comme plusieurs groupes, Darga a surtout été découvert au L'boulevard, rendez-vous incontournable de la musique urbaine marocaine.
Badre Belhachmi ( Pedro pour les intimes ), le guitariste, nous parle ici de la philosophie de Darga :
MB : Parlez nous de Darga :
Le choix du nom de darga est venu très naturellement dans le sens que le groupe a réussi à résister depuis 7 ans déjà -on savait dès le départ que ça allait être dur et on a pris le risque- à toutes les intempéries : manque de moyens, la position de la culture dans la politique de l'Etat qui ne constitue nullement une priorité et d'enfin assumer nos références musicales et les imposer comme étant une partie de la musique marocaine du fait qu'on a grandi avec et qu'on n'est pas allé les chercher ailleurs mais on les a trouvé au Maroc, en même temps nos paroles piquent ceux qui s' y reconnaîtront ...
Le groupe a commencé en 2001 lors de la rencontre de deux groupes, le 1er constitué des étudiants des beaux arts et le deuxième un groupe du quartier beau séjour.
DARGA a posé sa candidature pour le boulevard 2001 et été primé comme groupe révélation de l'année. Direct après, les dates se sont enchaînées et depuis 2006 le groupe entame une carrière internationale entre autre Espagne, Belgique, France, San Marino, Suède ...
MB : Dans quel style musicale vous évoluez :
En toute vérité, on n'aime pas coller une étiquette à la musique qu'on joue dans le sens que c'est un mélange de toutes les influences des membres de groupes et c'est ce qui fait notre force car on estime que la différence constitue une richesse
MB : Vos paroles, à connotation contestataire, ne vous paraissent pas un lèse espoir pour les jeunes :
Personnellement je pense que le groupe, via ses paroles, ne fait que mettre de la lumière sur ce qui se passe actuellement au Maroc et sur les réels problèmes de la jeunesse et qu'on utilise ce vent de changement qui souffle sur le Maroc pour montrer aux décideurs, qui sont rarement sur le terrain, que la jeunesse a besoin de sentir ce changement et qu'elle a besoin que les décideurs s'attaquent à ce qui constitue une priorité pour la majorité de la population
MB : Quand vous dites stop - baraka, quel votre principal message? :
On dit stop baraka, pour tout ce qui va mal au Maroc, on dit stop baraka pour tirer une sonnette d'alarme qui dit qu'on a besoin de changement, et que la jeunesse a besoin de vivre dignement. Mais en même temps stop baraka, l'album prouve que le Maroc est sur la bonne voie. C'est une reconnaissance tacite que la liberté d'expression a fait des progrès. Certes il y a toujours des points noirs mais en comparant le Maroc aux années de plomb c'est un bon départ ...
MB : Que pensez vous de Nayda, comme mouvement culturel et artistique ? :
Enfin pour la Nayda, je pense que c'est un mot purement commercial pour vendre et montrer que le changement est là. Alors que tant qu'il n y a pas de structures et d'infrastructures qui aident l'artiste à s'épanouir, tant que le BMDA ne donne pas aux artistes leur du, tant que les festivals sur le territoire marocain ne traitent pas l'artiste marocain de la même manière que l'artiste étranger, tant que le budget de l'Etat en matière de culture est très restreint, tant que les choix des personnes qui décident en matière de culture n'est pas le bon « ghadi tab9a na3sa ». Si on voit qu'il y a des groupes ou des artistes qui font bouger la scène actuelle, il faut savoir qu'ils le font par leurs propres moyens et par un sacrifice pour ce Maroc qu’on aime tant.
MB : Un mot pour vos fans :
Le Maroc nous appartient et tant qu'il y a le jeunesse y a l'espoir
Pour en Savoir plus sur l’album et sur le Groupe : www.darga.info
14:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : darga, nayda, boulevard, musique, urbain, hip-hop, rap
14.02.2008
Lettre d'amour
Mon amour,
Ce n’est pas en me soumettant à une coutume que je choisis cette date pour te dire je t’aime, mais par compassion avec tous les amoureux du monde, que je révèle mon amour le jour où l’on le fête.
Tu sais que je t’aime tous les jours, un 17 Juillet, un 12 Avril, un 05 Novembre, …et tu sais très bien que je ne suis pas parfait. Oui, je suis "un peu trop" neggar, que j’ai signé le manifeste masculin, que je m’explose un peu des fois, je ne comprends pas toujours le processus de réflexion féminin, que j’ai beaucoup d’estime à la femme, que je prends sa défense …
Je t’aime,
Et j’en suis ravi.
Je t’aime,
Chaque jour de ma vie.
Je t’aime,
Et c’est toujours mon avis,
Je t’aime,
Mon cœur l’exprime,
Je t’aime,
Ton amour est ma prime,
Je t’aime,
Dans ma vie, tu donnes la rime.07:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, lettre, saint, velentin, je t'aime, féminin, masculin







