18.03.2008

Le modernisme espagnol, chantier du siècle.

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La Sagrada Familia ( Cathédrale des anges ) à Barcelone est un monument incontournable pour le visiteur de la ville. Elle reçoit à elle seule 2 millions de visiteurs par ans !

En pleine ébullition du modernisme espagnol, Antoni Gaudi, célèbre architecte catalan, auteurs de plusieurs monuments de la ville, décide à la fin du 19ème siècle de construire une cathédrale dont l’architecture s’inscrit dans sa mouvance de modernisme et anti-conservatrice.

Gaudi, décédé à 74 ans d’un accident de tramway, a laissé son œuvre inachevée. Le chantier a connu alors des périodes alternant travaux intensifs et arrêts – sabotages. Les projections de nos jours estiment la fin de ce chantier monumental à 2040, ce qui ferait de la Sagrada Familia un des chantiers les plus longs de l’histoire contemporaine, dépassant un siècle et demi.

Deux façades sont désormais présentables au chantier : La nativité et la passion. La troisième façade ( à construire ), nommée la gloire, sera la façade principale de l’édifice. Gaudi n’a jamais travaillé avec des plans complets, il considérait que l’œuvre est l’évolution de la pensée. Ce qui explique sûrement le respect de cette philosophie par la continuité du chantier de nos jours. Le financement du chantier a été dès le départ choisi sous forme de souscription publique. Aujourd’hui, les rentrées de visiteurs financent l’ouvrage.

Sans rentrer dans les convictions religieuse de l’architecte et de ses financements et des conflits entre anarchistes et les nouveaux riches de Barcelone, l’œuvre de la Sagrada Familia est un symbole du mouvement de modernisme de la région catalane.

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14.01.2008

Tanger et Elhafa

Tanger est une ville qui change. J’ai fait un passage en 1997 pendant deux ans, dans la ville puis en 2003 en une année, et là depuis je la visite quand l’occasion se présente. Je suis agréablement fasciné par le progrès que connaît la ville du détroit. A Tanger, j’ai découvert Maurice Béjart et sa chorégraphie splendide et humaniste. J’y ai été initié au long débat sur Camus, De Beauvoir, Laroui et autres penseurs. C’est une ville incontestablement poétique et culturelle. Elle regorge de penseurs, artistes, … de haut niveau et a fait héberger de grandes personnalités.

 

Il y a un coin ( voir un précédent post sur Tanger ) que je ne rate sous aucun prétexte dans n’importe laquelle de mes visites à la ville, le Café Elhafa. C’est un café « populaire » dont le menu se résume au thé à la mente et un soda. Dans ce lieux magnifique qui donne une vue sur Tarifa, Gibraltar, la Méditerranée ,  se sont côtoyés des hommes ordinaires, comme moi, et des créateurs venus trouver inspiration dans ce lieux paradisiaque. Un joint fumé par là, un sebsi par ici, un peintre avec sa toile, une clique d’étudiants préparant un partiel, … on en trouve de tout.

 

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Par ailleurs, la ville connaît une explosion urbanistique, économique et humaine extra-ordinaire. Il est révolu le temps où tu te fais ridiculisé par le camarero sur la terrasse d’un café juste parce que tu as eu l’impatience de lui demander de venir prendre ta commande. Ils sont là, gais, ils te reçoivent et te servent avec chaleur. Sur ces mêmes cafés, des jeunes et des familles ont révolutionné l’esprit jebli. La façon d’être combiné à un savoir vivre ancestral a donné une empreinte originale et civilisationnelle unique à cette ville. Comme un peu partout au Maroc, l’immobilier est cher. A tanger, il est supérieur à la moyenne nationale. Imaginez, un ami m’a révélé qu’il a voulu acheter un appartement « économique » de 80m² à l’arrière pays de tanja elballya ( pour les non initiés, c’était une zone reculée de la banlieue de la ville om régnait des ‘dchar’, sorte de bidonvilles ) à 400.000 Dh, mais il a été découragé car le promoteur lui demande 250.000 Dh de noir ( sous la table ) ! c’est ce qu’on appèlle la politique de l’enrichissement des riches et l’appauvrissement des pauvres. Si un cadre supérieur n’arrive plus à accéder à un logement dit social, comment imaginer le simple ouvrier « smigard » acheter un bien! Hassad, comme à Marrakech, donne une nouvelle image à la ville. Plusieurs ruelles du « boulivar » ont été transformé en passages piétons, la lumière est bien étudiée, la propreté est assurée, l’image d’une ville qui bouge est bien marquée, l’industrie s’intensifie, … mais tout cela est bien concentré au centre ville et entre les mains de certains. Qu’a gagné le citoyen lambda du mouvement de sa ville ? et bien avant à Marrakech ? rien, sauf que son quotidien est devenu plus amer vu la cherté exacerbée. La radio. A Tanger, comme dans tous le nord, Cap Radio est une chaine qui a le plus d’audience. C’est un espace qui donne la parole aux habitants avec les dialectes locaux : darija, rifain, … j’ai suivi une émission sur cette station où l’on évaluait le dossier de Tanger 2012. Je n’en dirai pas plus. J’aimerai que Hassad et ses gouverneurs écoute bien cet épisode. Bref, un petit bonjour à tous mes amis de Tanger.

 

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